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hybridation légère pour la Rio

Essai Kia Rio “facelift” – C’est parfois ce qui ne se voit pas dont on est le plus fier. Pour cette évolution d’une Rio arrivée à mi-carrière, c’est le cas.

Chez Kia, on évoque bien cette “face avant empreinte d’élégance et de sportivité, au design modernisé” et deux nouvelles teintes de carrosserie, mais on s’attarde davantage sur l’invisible…

Derrière cette calandre inspirée d’un nez de tigre, se cache un moteur couplé à un système 48V : en clair, une motorisation “micro-hybridifiée”. Un alterno-démarreur, relié au vilebrequin par le biais d’une courroie, bascule de générateur à moteur selon les phases de conduite.

Il fournit crée et fournit de l’électricité à la batterie Lithium-Ion 48 V située dans le coffre lors des freinages et décélérations, et offre son “aide” au moteur thermique lors des relances. Cette assistance permet en principe d’améliorer les accélérations et reprises, mais contribue principalement à la réduction de la consommation et des rejets de CO2.

Au volant, cette complexité technique est imperceptible, hormis en récupération d’énergie et lorsque le véhicule se met en roue-libre, en mode de conduite Eco ; le moteur se coupe discrètement en roulant sous 125 km/h, la Rio évoluant alors sur son élan jusqu’à ce que l’une des trois pédales soit sollicitée.

Kia Rio 2020

La Rio se targue d’une autre nouveauté technique : une boîte de vitesses mécanique appelée iBVM, disposant d’un embrayage électronique. Il n’y a plus de lien mécanique direct entre l’embrayage et la pédale. La commande de l’embrayage est gérée par électronique afin de permettre ledit mode “roue-libre”.

Heureusement, cela ne change rien à la conduite. Mais cela ne rend pas non plus parfaite cette citadine du segment B, potentielle rivale des Renault Clio, Ford Fiesta et Opel Corsa. Car la coréenne souffre d’un guidage de boîte de vitesses imparfait : il faut parfois “chercher” la première sur notre modèle d’essai.

L’étagement de cette transmission se révèle également trop long, au détriment des reprises. Le trois-cylindres turbo de 120 ch rend toutefois une belle copie grâce à sa souplesse, sa discrétion et ses accélérations convaincantes.

Cette quatrième génération de Rio, dévoilée pour la première fois au mondial de Paris 2016 et produite en Corée sur une plate-forme désormais partagée avec la Hyundai i20, s’avère également confortable.

Elle n’a pas le moelleux d’une Citroën C3, ni le dynamisme d’une Peugeot 208, mais parvient à un agréable compromis entre les deux. D’autant que sa direction consistance participe à l’agrément de conduite. On apprécierait toutefois une insonorisation plus léchée et des aides à la conduite moins intrusives ou moins sonores…

Notre modèle haut de gamme dispose d’un maintien actif dans la voie (en série), trop présent mais facilement déconnectable depuis un bouton du volant, et d’un système de surveillance des angles morts (en option) très chatouilleux et exigeant, qui “bipe” beaucoup trop souvent. Notons toutefois que ces aides, nombreuses, améliorent le niveau de sécurité.

A bord, pas de mauvaise surprise ni de gros changement, avec une planche de bord conservée et… de “bons vieux” compteurs à aiguilles. La présentation sobre côtoie une ergonomie soignée. Les rangements sont nombreux et la qualité de fabrication n’a rien de désinvolte, mais la Rio fait l’impasse sur les matériaux moussés.

Kia Rio 2020

On regrette par ailleurs certains aspects du système multimédia (compatible Apple CarPlay/Android Auto), sur son nouvel écran de 8”, pratique et doté de nombreuses touches de raccourcis, mais dont le fonctionnement demeure parfois complexe.

L’espace à l’arrière est préservé et le volume de coffre finit de convaincre : cette Rio a tout les arguments pour concurrencer dignement ses rivales européennes.

Pour ce faire, elle s’affiche à partir de 17 990 € avec ce même moteur 1.0 T-GDi limité à 100 ch, et débute à 21 090 € avec les 120 ch, en finition GT Line. Et, comme depuis de longues années chez Kia, elle profite d’une garantie étendue sur sept ans (ou 150 000 km).

Essai Kia Rio : notre avis

Remise au goût du jour, la Kia ne commet pas de fausse note. Recommandable et agréable à vivre, elle n’offre pas l’originalité ni un agrément aussi soigné que certaines de ses rivales plus célèbres, mais se place en alternative crédible.

Kia Rio 2020

On aime

  1. Garantie et équipement
  2. Ergonomie et présentation
  3. Calibrage de la suspension
  4. Souplesse du moteur

On aime moins

  1. Etagement de la transmission
  2. Pas de matériaux moussés
  3. Aides à la conduite intrusives

Fiche technique (Kia Rio 1.0 T-GDi 120)

  • Moteur : avant, transversal, 3-cylindres en ligne, essence, turbo, injection directe, 12 soupapes, stop & start, 998 cm3
  • Transmission : traction, mécanique, 6 vitesses
  • Puissance (ch à tr/min) : 120 à 6 000
  • Couple (Nm à tr/min) : 172 à 1 500
  • Poids à vide (kg) : 1 055
  • Long.xlarg.xhaut. (m) : 4,07×1,73×1,45
  • Empattement (m) : 2,58
  • Diamètre de braquage (m) : 10,2
  • Réservoir (l) : 45
  • Vitesse maxi (km/h) : 190
  • 0 à 100 km/h (s) : 10,2
  • Pneus de série : 205/45 R 17 (jantes de 15” en version de base)
  • Pneus de l’essai : Continental ContiSportContact 5
  • Conso. mixte WLTP (l/100 km) : 5,5
  • Conso. pendant l’essai (l/100 km) : 6,6
  • CO2 (g/km) : 125
  • Malus : 0 €
  • Coffre à 5 (l) : 325
  • Largeur aux coudes AV/AR (cm) : 145/142
  • Espace aux jambes AR (cm) : 72
  • Pays de fabrication : Corée
  • Garantie : 7 ans/150 000 km
  • Puissance fiscale : 6 CV
  • Tarif de base : 21 090 €
  • Tarif de la version essayée : 22 890 €

GAMME PROPOSÉE (Kia Rio)

  • Essence, de 84 à 120 ch, de 14 890 € à 24 190 €

OPTION PROPOSÉE

  • Peinture métallisée : 550 €

PRINCIPALES CONCURRENTES

  • Peugeot 208 PureTech 130 ch, à partir de 24 700 €
  • Ford Fiesta 1.0 EcoBoost 125 ch 5 portes, à partir de 20 500 €
  • Seat Ibiza 1.0 TSI 110 ch, à partir de 19 120 €

Les nouveautés Kia à l’essai sur auto-moto.com : 

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Essai Kia e-Soul (2019) : esprit électrique

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