Economie

L’OCDE en quête d’un nouveau secrétaire général

Le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Angel Gurria, à Bogota (Colombie), le 24 octobre 2019.

A en juger par le nombre de candidatures au poste de secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), certaines organisations multilatérales ont encore de l’avenir. Les Etats-Unis, l’Australie, le Canada, la Suède, la République tchèque, la Grèce, la Pologne ou encore l’Estonie ont présenté chacun un candidat pour succéder au Mexicain Angel Gurria, dont le départ est prévu le 1er juin 2021.

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L’OCDE, sise à Paris, a reçu près d’une dizaine de candidatures, à quelques jours de la date de clôture des dépôts, dimanche 1er novembre à minuit. Le processus de nomination, par consensus et organisé en plusieurs tours, prendra fin au plus tard le 1er mars 2021. Pour les pays membres, ce sera l’occasion de redéfinir son rôle, alors que de nombreuses institutions multilatérales, à l’instar de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), sont en crise.

En arrivant à la tête de l’organisation, en juin 2006, M. Gurria voulait en faire « un secrétariat de la mondialisation. » L’OCDE, créée en 1961, en remplacement de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE), qui géra la distribution de l’aide du plan Marshall sur le Vieux Continent au lendemain de la seconde guerre mondiale, est un lieu où s’élaborent et se négocient les politiques d’éducation, de soutien au développement, de lutte contre la corruption ou l’évasion fiscale.

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C’est elle qui mène actuellement les discussions relatives à une imposition plus juste des mastodontes du numérique. A son initiative, près d’une centaine de pays se transmettent également des renseignements sur des dizaines de millions de comptes courants ou de comptes-titres, afin de faire pièce à l’évasion fiscale. Les règles et outils adoptés par les trente-sept membres de l’organisation deviennent souvent des standards internationaux, à l’exemple du classement PISA pour l’éducation.

« Un instrument important des démocraties de marché »

A eux seuls, les membres contribuent aux deux tiers du produit intérieur brut mondial. Plusieurs pays comme le Brésil, l’Argentine ou la Roumanie pourraient bientôt la rejoindre. Appartenir à ce club influent est la marque d’une certaine crédibilité sur le plan international. L’ex-président de Colombie, Juan Manuel Santos, a comparé l’accession de son pays à cette organisation à la qualification pour la Coupe du monde de football, à savoir un processus difficile et tortueux, mais qui peut embellir une réputation.

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