Economie

de nouvelles restrictions et des tensions en Italie

Dans la nuit du 25 au 26 octobre, à Rome, où un couvre-feu est en vigueur de minuit à 5 heures du matin.

« Nous voudrions arriver à Noël avec un état d’esprit serein. » L’objectif de Giuseppe Conte paraît modeste, mais difficile, au regard de l’accumulation de mauvaises nouvelles sur le front italien de l’épidémie de Covid-19, d’espérer beaucoup plus. Dimanche 25 octobre à la mi-journée, la présidence du conseil a rendu public le texte d’un nouveau décret de restrictions, conclu après plusieurs jours de négociations extrêmement tendues, et qui doit s’appliquer à partir de lundi 26 octobre. Les points-clés de ce dispositif sont la fermeture de tous les commerces (y compris les bars et les restaurants) et bâtiments publics, hors services de première nécessité, à partir de 18 heures, ainsi que l’arrêt de l’activité des piscines, des salles de sport, des cinémas et des salles de spectacles, au moins jusqu’au 24 novembre.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Giuseppe Conte : « Derrière les données italiennes du Covid-19, je ne vois aucun “miracle”. Seulement des sacrifices »

« Avec ce cadre de mesures, nous pensons pouvoir affronter plus confortablement le mois de décembre », a estimé le premier ministre, qui a donné une conférence de presse depuis le palais Chigi, dimanche, dans l’après-midi. Il faut reconnaître que l’aggravation rapide des données épidémiologiques, ces derniers jours, et l’impression croissante d’un début de panique dans plusieurs régions, notamment dans le sud du pays, imposaient que le gouvernement reprenne la main.

Certes, avec « seulement » 21 000 nouveaux cas enregistrés le 25 octobre, la situation pourrait sembler moins préoccupante qu’en France, mais la circulation du virus est, depuis le début du mois, extrêmement rapide en Italie. Ainsi, le taux de positivité des tests est passé depuis le 1er octobre d’environ 2 % à plus de 10 % actuellement. Le nombre de morts a, lui aussi, augmenté très vite : 795 décès ont été enregistrés par la protection civile italienne durant les sept derniers jours, tandis que les services de soins intensifs se remplissent à un rythme très préoccupant (80 lits supplémentaires, soit 1 200 au total, à la date du 25 octobre), surtout dans le sud du pays, dont les infrastructures sanitaires, peu développées, semblent déjà au bord du point de rupture.

Situation préoccupante

Dans la région de Naples, relativement épargnée par la crise du printemps, le nombre de malades en soins intensifs se rapproche dangereusement des niveaux de la fin du mois de mars. Mais la situation est également préoccupante dans le nord. Ainsi de la Lombardie, très durement touchée par la première vague, où la présidence de la région a annoncé la réouverture de l’hôpital construit en urgence, en avril, sur le site de la Foire de Milan.

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