Economie

Dans les flottes d’entreprise, la tentation de l’occasion

Pour calculer l’intérêt de ces véhicules, il faut aussi prendre en compte leur vieillissement.

S’il n’est pas encore massif, le phénomène progresse. Depuis quelques années, les flottes d’entreprise sont toujours plus nombreuses à intégrer des véhicules d’occasion (VO) aux côtés de leurs véhicules neufs (VN). Avec ces modèles de seconde main, de même qu’avec la location longue durée, les décideurs cherchent avant tout à réduire les budgets liés à la mobilité.

Ce marché en plein essor attire les sociétés spécialisées. En 2019, LeasePlan l’a investi à travers CarNext.com, sa plate-forme de revente de VO. Les professionnels peuvent y choisir des véhicules affichant entre 10 000 et 30 000 km et les louer pour des périodes comprises entre six et trente-six mois. Avantage : ces automobiles et ces utilitaires ont appartenu à LeasePlan tout au long de leur vie, qui dispose donc d’un historique complet des opérations d’entretien et de réparation qu’ils ont subies. Le loueur longue durée indique s’ils peuvent prétendre à la prime à la conversion. LeasePlan prend aussi en charge le financement et toutes les prestations annexes : assistance, entretien et réparations, pneus et assurance tous risques. Au lancement de la plate-forme, 160 véhicules de différents segments et marques étaient disponibles.

Sur le site Internet CarNext, les professionnels intéressés peuvent prendre connaissance de l’historique d’un véhicule avant de choisir un contrat de location. LeasePlan organise également des essais à partir de ses cinq points de vente de Maurepas (Yvelines), Chambourcy (Yvelines), Corbas (Rhône), Vénissieux (Rhône) et Rennes (Ille-et-Vilaine). Les deux parties trouvent leur intérêt dans la location de VO : pour les entreprises, cela permet de baisser les coûts d’utilisation, tandis que les loueurs longue durée trouvent ainsi un débouché pour les stocks de véhicules qui leur sont restitués à la fin du contrat initial.

Un choix sous la contrainte

Mais, malgré son avantage économique, le VO a encore du mal à s’imposer. « Il se heurte à une difficulté, remarque François Piot, président de l’Arval Mobility Observatory. L’écart entre ses loyers et ceux des VN n’est pas assez élevé pour constituer un argument immédiat. » Dans ces conditions, le référencement de VO se fait souvent sous la contrainte. Par exemple quand, au moment de sa création et alors qu’elle dispose d’un bilan comptable incomplet, une entreprise rencontre des difficultés pour trouver un crédit pour financer un ou plusieurs véhicules neufs. Le risque de défaut de paiement étant important, établissements financiers et loueurs longue durée refusent les dossiers ou imposent des conditions défavorables. Le VO apparaît alors comme une solution pour alléger la charge financière de la société.

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