Economie

retour en force pour Renault

Le directeur général de la marque, Luca de Meo, a présenté le 15 octobre dernier la future Mégane 100 % électrique.

« Nous allons faire de fucking good cars ! » La conclusion du premier échange entre Luca de Meo, le nouveau directeur général de Renault, et Gilles Le Borgne, nouveau directeur de l’ingénierie de la marque, traduit sans doute un changement d’état d’esprit au sein du constructeur français. Comme une envie de bousculer ou de réorganiser en profondeur le groupe automobile. Leur arrivée à Boulogne-Billancourt témoigne en tout cas d’une nouvelle dynamique. Après le transfert inédit de multiples responsables de Renault vers PSA, un retour de balancier s’est opéré au bénéfice du premier, avec l’arrivée de talents venus… de PSA, entre autres.

Objectif : une réduction des coûts d’ingénierie de 800 millions d’euros. Soit près de la moitié des deux milliards d’économies envisagés par le constructeur automobile, pour lequel la contribution de la refonte de l’ingénierie va être « d’autant plus déterminante que, d’ici à 2025, nos voitures seront massivement électrifiées », indique Gilles Le Borgne.

L’effet « ombre portée »

« Quand je suis arrivé chez Renault, j’y ai trouvé la même situation qu’à l’ingénierie de PSA en 2013. Des coûts trop élevés et un mauvais ratio prix-volume. Faire du volume de vente quand on n’y gagne pas d’argent est une erreur ; d’où la volonté de développer la rentabilité sur chaque modèle », raconte-t-il.

Trop de duplications de modèles ont poussé l’alliance Renault-Nissan à promouvoir les notions de leader-follower entre les deux marques. Aujourd’hui, le groupe affiche pour objectif une synergie renforcée : « Avec des outils et des pièces similaires, nous pouvons parvenir à réaliser des produits communs pour 75 % de leur valeur, tout en conservant des spécificités entre chaque modèle et en préservant l’ADN de chaque marque. »

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De façon imagée, le directeur de l’ingénierie de Renault explique qu’il suffit que l’ombre portée de chaque modèle soit la même ; cela n’empêchera pas le client final d’avoir une vision différente de chacun, en fonction de la marque qu’il porte. C’est le cas chez PSA avec le Peugeot 3008 et la DS7, tandis que le groupe Volkswagen adopte la même logique avec les SUV de ses différentes marques. « Pour la prochaine génération de SUV compacts, l’effet “ombre portée va jouer à fond. Et nous avons d’ores et déjà des objectifs canons en termes de coûts », affirme Gilles Le Borgne. Première démonstration du renouveau de Renault et du passage de l’ombre à la lumière des projets de la marque au losange, la présentation, le 15 octobre dernier, de ce que sera la nouvelle Mégane 100 % électrique dans un peu plus d’un an et du design qui sera adopté par les futurs modèles Renault.


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