Economie

L’occasion, des véhicules plus économiques… et plus vertueux pour l’environnement ?

Les véhicules électriques d’occasion, plus écologiques, peuvent trouver une place privilégiée dans les flottes d’entreprise.

Il est souvent reproché à l’activité de conseil d’être déconnectée des réalités du terrain. Spécialiste des flottes automobiles, Holson échappe à cet écueil, puisque le cabinet gère également 2 000 véhicules en direct pour le compte de ses clients. Pour les seules missions de conseil, ses consultants accompagnent 40 entreprises, dont l’ensemble des flottes compte 20 000 véhicules.

A la lumière de son expérience accumulée en matière de véhicules d’occasion (VO), Holson fait le constat de pratiques différenciées en fonction de la taille des entreprises. Pour Stéphane Montagnon, associé et fondateur du cabinet, seules les sociétés d’envergure modeste ont recours à ce type de véhicule : « Les grandes entités ont peu d’intérêt à choisir de la seconde main car, grâce aux accords conclus avec les loueurs et les constructeurs, elles obtiennent des conditions commerciales aussi compétitives sur le marché du neuf. »

Lorsqu’elles optent pour des VO, les entreprises les cantonnent d’abord à des usages bien précis. Ainsi, les TPE et les PME réservent les modèles de seconde main aux véhicules de direction. Ce choix est avant tout économique, les constructeurs ne consentant que peu de remises sur cette catégorie. Le VO permet donc de bénéficier d’un véhicule au goût du jour à un prix devenu compétitif. Autre facteur incitatif, un véhicule neuf (VN) subit une décote importante au cours de ses deux premières années d’existence. De plus, comme les entreprises envisagent de garder plus longtemps leurs véhicules de direction, le choix d’une occasion récente ne constitue pas un obstacle rédhibitoire pour les conducteurs.

Stratégie RSE

Par ailleurs, les entreprises ont parfois recours aux VO pour lutter contre la pénurie de véhicules neufs et l’allongement des délais de livraison. « Dans l’attente d’un VN, les collaborateurs se voient attribuer des modèles déjà en parc, explique Stéphane Montagnon. Pour eux, cela ne fait pas de différence de rouler au volant d’un VO de manière définitive. De plus, cette solution leur permet d’obtenir leur véhicule plus vite. »

Cette pratique ne peut satisfaire les différentes parties que sous certaines conditions. L’acceptation du VO par les collaborateurs dépend d’abord de son état. « Lors de la réattribution de véhicules, certains ont pu être refusés en raison de leur détérioration avancée », remarque Stéphane Montagnon.

Mais s’il a été bien préservé, il présente un avantage pour l’entreprise, pour le collaborateur et pour la société dans son ensemble. En effet, un VO est un bien de réemploi et, à ce titre, il permet de lutter contre l’obsolescence. Il peut donc s’inscrire dans une stratégie RSE (responsabilité sociale et environnementale). « Pour l’instant, peu d’entreprises réfléchissent de cette manière, mais la situation pourrait évoluer avec l’accélération du changement climatique », estime Stéphane Montagnon.

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