Auto-Moto

Marques auto : les tops et les flops des 10 dernières années


  • Alfa Romeo

    La chute de la maison milanaise se poursuit. Il se vend aujourd’hui moins d’Alfa Romeo en Europe que de Lancia… sachant que cette dernière ne commercialise plus qu’un modèle (l’Ypsilon) dans un pays (l’Italie). Le non remplacement de la Mito ou l’effondrement du marché des berlines est à pointer. La vigoureuse relance de milieu des années 2010 avec les lancements de Giulia et Stelvio n’a pas produit les résultats escomptés. Malgré un design réussi et des prestations très honorables, les prix élevés ont découragé les acheteurs, notamment sur le crucial le marché des flottes. Le SUV Tonale arrivera-t-il assez tôt pour sauver la marque ? 

    Ventes Europe 2009 : 110 545 

    Ventes Europe 2019 : 53 876 

    Progression sur 10 ans : – 51 % 

    Position en 2019 : 31e 

  • Lexus

    Fondée en 1989, la marque japonaise continue de tisser sa toile. L’attrait pour les motorisations hybrides (96 % des immatriculations de la marque) et la fiabilité sans faille des véhicules figurant au catalogue permettent une progression très régulière des ventes. 20 000 immatriculations il y a dix ans, 31 000 en 2014… Près de 60 000 aujourd’hui. Mais le potentiel reste important. Lexus commercialise quatre fois moins de voitures en Europe qu’aux Etats-Unis. Le bon démarrage de l’UX pourrait aider la branche continentale, basée à Bruxelles, à combler l’écart avec le grand frère américain.  

    Ventes Europe 2009 : 20 462 

    Ventes Europe 2019 : 56 055 

    Progression sur 10 ans : + 173 % 

    Position en 2019 : 30e 

  • Lancia

    Donné pour morte depuis longtemps, la marque transalpine résiste vaillamment. Avec son seule modèle – l’Ypsilon, sortie en 2011 et uniquement commercialisée dans la botte – elle vend encore plus de 50 000 véhicules par an et limite la casse ces dernières années (- 19 % par rapport à 2014). Les outils sont rentabilisés depuis longtemps et les prix sont cassés sur le marché italien. Résultat : ce modèle occupe le deuxième rang des immatriculations entre le Frioul et la Sicile. Carlos Tavares a annoncé que l’ensemble des marques du groupe Stellantis serait maintenu dans les prochaines années. De quoi rêver d’une nouvelle Delta sur base de Peugeot 308 ?  

    Ventes Europe 2009 : 121 549 

    Ventes Europe 2019 : 58 938 

    Progression sur 10 ans : – 52 % 

    Position en 2019 : 29e 

  • Jaguar

    A la griffe néo-rétro des années 2000 a succédé un nouveau Jaguar plus moderniste, réinterprété par le designer Ian Callum. XE, XF, XJ… Mais c’est surtout l’arrivée des F-Pace, puis E-Pace, qui a fait décoller le cat : les immatriculations progressent seulement à partir de 2015 (28 616 ventes l’année précédente) grâce à l’essor des SUV. Reste que les signes récents ne sont pas encourageants. L’I-Pace est incapable de rivaliser avec Tesla sur le marché des électriques. Et le segment des berlines, cœur historique de la marque, est en pleine déliquescence. Autre motif d’inquiétude : la petite taille du groupe JLR, de plus en plus problématique au moment d’investir.  

    Ventes Europe 2009 : 29 470 

    Ventes Europe 2019 : 76 826 

    Progression sur 10 ans : + 160 % 

    Position en 2019 : 28e 

  • Tesla

    Que de chemin parcouru ! En 2009, la marque d’Elon Musk ne vendait que quelques centaines de Roadster par an, dont une poignée seulement en Europe. Dix ans plus tard, la berline Model 3 rivalise avec les BMW Série 3 et Mercedes Classe C. Elle est également à ce jour la deuxième voiture électrique la plus vendue sur ce marché. Dans le monde, Tesla a déjà livré plus de 367 000 véhicules en 2019. Et la barre des 500 000 pourrait être franchie dès cette année… D’autant que notre continent devrait bientôt bénéficier de sa propre usine près de Berlin. Si Tesla est une bulle aux yeux de ses contempteurs, celle-ci ne paraît pas prête d’exploser.  

    Ventes Europe 2009 : N.C.  

    Ventes Europe 2019 : environ 110 000* 

    Progression sur 10 ans : N.C.  

    Position en 2019 : 27e 

    * Estimation, puisque Tesla n’est pas membre de l’ACEA et ne communique plus le détail de ses ventes par zone géographiques.  

  • Smart

    Curieux destin pour la micro-marque de Daimler. Pensée dans les années 1990 par le fondateur de Swatch, Nicolas Hayek, comme une micro-voiture hybride, la ForTwo a d’abord opté, sous la pression de Stuttgart, pour un simple 3-cylindres thermique. Vingt ans plus tard, Smart annonce que tous ses produits seront à l’avenir électriques et made in China, laissant l’usine Smartville d’Hambach (Moselle) dans l’incertitude. Restent des ventes honorables sur le marché européen, même si les diversifications tentées (Roadster, ForFour…) n’ont jamais trouvé leur public.  

    Ventes Europe 2009 : 96 089 

    Ventes Europe 2019 : 114 616 

    Progression sur 10 ans : + 19 % 

    Position en 2019 : 26e 

  • Honda

    L’Europe parent pauvre ? Alors que les ventes mondiales de Honda ont progressé d’un tiers dans le monde en dix ans (5,3 millions d’immatriculations en 2019), elles ont été divisées par deux sur notre continent, faisant reculer sa part de marché sous la barre des 1%. Pionnière sur l’hybride, la marque n’est pas parvenue à s’imposer sur ce marché avec la même réussite que Toyota. Malgré leurs qualités et leur originalité technique, les CR-V et Jazz n’abondent pas dans les rues. Côté compactes, il se vend également deux fois moins de Civic sur nos marchés qu’il y a dix ans. Le H majuscule est rétrogradé dans la ligue 2 des constructeurs européens passant du 17e au 23e rang. L’avenir, dessiné par la Honda e sera-t-il plus radieux ? 

    Ventes Europe 2009 : 244 693 

    Ventes Europe 2019 : 122 080 

    Progression sur 10 ans : – 50 % 

    Position en 2019 : 25e 

  • Mitsubishi

    C’est officiel depuis juillet 2020 : les diamants vont délaisser l’Europe. Seul le pick-up L-200 subsistera sur le marché des utilitaires légers. Après une décennie 2000 noire – de 200 000 immatriculations à moins de 100 000 entre 1999 et 2009 – Mitsubishi avait pourtant rebondi, notamment grâce au succès de l’Outlander hybride rechargeable en Europe du nord (il demeure le numéro 1 des PHEV au Royaume-Uni). Et son positionnement en pure player SUV avait des chances de fonctionner dans les années à venir, notamment grâce à ses liens avec Renault et Nissan. Le siège européen de Born (Pays-Bas) était sans doute trop loin du siège de Minato pour défendre sa cause.  

    Ventes Europe 2009 : 98 193 

    Ventes Europe 2019 : 148 248 

    Progression sur 10 ans : + 51 % 

    Position en 2019 : 24e 

  • Land Rover

    Diversification réussie. Land Rover constituait 0,2 % du marché européen en 1990, 0,4 % en 2009 et presque 1% aujourd’hui. La sortie de la première génération de l’Evoque a permis au constructeur britannique de gagner 50 000 ventes annuelles sur le continent. Le Range Rover Sport et le renouvellement du Discovery ont également profité à la marque. Mais comme la marque sœur Jaguar, Land Rover pourrait souffrir de sa position d’indépendant et des normes d’émissions de plus en plus restrictives dans les années à venir.  

    Ventes Europe 2009 : 56 556 

    Ventes Europe 2019 : 151 800 

    Progression sur 10 ans : + 168 % 

    Position en 2019 : 23e 

  • Jeep

    C’était la pépite du groupe Fiat-Chrysler. C’est désormais celle du groupe Stellantis, qui regroupe ces actifs et ceux de PSA. Porté par l’attrait du public envers les SUV et le développement de son réseau en Europe après le rapprochement avec Fiat, Jeep fonde surtout son succès sur le look du Renegade “made in Italy” (assemblé à Melfi sur les anciennes chaînes de la Punto). Le crossover de 4,21 m constitue presque la moitié de ses ventes sur le continent. Mais ce marché reste périphérique pour la marque : 2 Jeep sur 3 restent immatriculées aux Etats-Unis. Les résultats mondiaux se passent de commentaire : le constructeur a multiplié sa production par 5 en dix ans.  

    Ventes Europe 2009 : 54 344* 

    Ventes Europe 2019 : 167 118 

    Progression sur 10 ans : + 207 % 

    Position en 2019 : 22e 

    * Chiffre incluant les ventes de Chrysler, déjà marginales à cette époque 

  • Mini

    La citadine chic poursuit son expansion. La griffe – fondée en 2001 par BMW sur l’héritage de la Mini originale – représente désormais plus de 1,3 % du marché européen. L’arrivée des Countyman (2011) et le succès critique et public de la troisième génération de la “Hatch” ont définitivement installé la marque dans le paysage. Et ce, malgré quelques ballons d’essais peu fructueux comme le mini-SUV Paceman ou l’étonnant Coupé. Les ventes plafonnent cependant autour de 350 000 immatriculations dans l’ensemble du monde sur les trois dernières années. L’arrivée de l’électrique va-t-il relancer la progression ? 

    Ventes Europe 2009 : 136 018 

    Ventes Europe 2019 : 217 185 

    Progression sur 10 ans : + 60 % 

    Position en 2019 : 21e 

  • Mazda

    Le plus ancien constructeur japonais installé sur le marché européen a repris du terrain au cours des dix dernières années. Sa part de marché s’établit à 1,6 % contre 1,4 % en 2009. Rappelons cependant qu’en 1991, année de sa victoire aux 24 heures du Mans, elle s’élevait à 2,1 % ! L’arrivée de la gamme CX-5 (2012) et le maintien de la Mazda3 à un niveau correct sur son segment ont permis de maintenir les ventes sur notre continent. Minoritaire au Japon – où il vend moins de voiture qu’en Europe – Hiroshima compte désormais davantage sur la Chine, l’Asie du sud est et l’Amérique du nord (son premier marché) pour assurer sa croissance.  

    Ventes Europe 2009 : 211 100 

    Ventes Europe 2019 : 256 562 

    Progression sur 10 ans : + 22 % 

    Position en 2019 : 20e 

  • Suzuki

    Curieuse trajectoire en « U » pour la marque japonaise. Après une sérieuse chute (jusqu’à 150 000 ventes en 2013), les immatriculations ont redémarré. Le renouvellement de la Swift et le retour de l’Ignis dans la deuxième moitié de la décennie ont relancé les immatriculations. Pendant ce temps, le Vitara bénéficie de son bon « mix » avec quatre roues motrices et un tarif juste pour figurer dans le top 10 des ventes sur des marchés neutres (notamment en Hongrie, où il est assemblé).

    Ventes Europe 2009 : 251 077*

    Ventes Europe 2019 : 260 383*

    Progression sur 10 ans : + 4 % 

    Position en 2019 : 19e 

    * Estimations, puisque Suzuki n’est pas membre de l’ACEA.

  • Volvo

    En 2009, le chinois Geely prenait le contrôle de la marque suédoise, lâchée par Ford. Dix ans plus tard, le bilan est plus que positif. L’an dernier, Göteborg a atteint pour la première fois la barre des 700 000 ventes dans le monde. Si la Chine est désormais le marché numéro 1 pour Volvo, les résultats sont très satisfaisants en Europe. Les berlines ne représentent plus que 10 % des immatriculations, mais les SUV chics (et chers) ont trouvé leur public : les XC60, XC40 et XC90 sont les trois véhicules les plus vendus de la gamme.

    Ventes Europe 2009 : 202 736

    Ventes Europe 2019 : 342 579*

    Progression sur 10 ans : + 69 % 

    Position en 2019 : 18e 

  • Nissan

    Après avoir flirté avec les 600 000 exemplaires au milieu des années 2010, Nissan a dégringolé en Europe. Explication ? Pionnière du SUV grand public, la marque a subi une concurrence de plus en plus fournie sur ses vieillissants Quashqai et Juke, seulement renouvelé en 2019. De plus, la Micra “made in Yvelines” n’a pas rencontré son public. Ajoutez à cela l’impact sur son image de l’affaire Ghosn et les incertitudes autour du Brexit, puisque sa principale usine européenne est située à Sunderand. En 10 ans, Nissan est passé du 13e au 17e rang sur le continent.  

    Ventes Europe 2009 : 366 711 

    Ventes Europe 2019 : 394 091 

    Progression sur 10 ans : + 7 % 

    Position en 2019 : 17e 

  • Kia

    Alliée au grand frère Hyundai depuis 1998, la deuxième marque coréenne a doublé ses ventes européennes en 10 ans, pour atteindre plus de 3 % de part de marché. La Ceed, concue exclusivement pour le continent, et le Sportage, qui a saisi au bon moment le train du SUV, constituent aujourd’hui les deux moteurs de cette croissance. Petite particularité tricolore : la France est le seul grand marché où Kia vend plus de véhicules que Hyundai. La griffe répartit équitablement sa production entre les Etats-Unis, l’Europe et la Corée du sud.  

    Ventes Europe 2009 : 252 403 

    Ventes Europe 2019 : 502 841 

    Progression sur 10 ans : + 99 % 

    Position en 2019 : 16e 

  • Seat

    La Leon, puis l’Ateca et l’Arona, ont sorti Seat de la panade. Car la marque catalane perdait doucement des clients depuis son plus haut historique de l’an 2000. De 400 000 cette année là, les immatriculations s’étaient effritées à 270 000 douze ans plus tard. Le renouvellement de l’excellente compacte (2012) puis l’arrivée des SUV maison (2016-17) ont redonné un coup de fouet. Numéro 1 en Espagne, Seat est désormais la deuxième marque étrangère en Allemagne, derrière Skoda mais devant Renault. Les salariés du Losange peuvent se rassurer : l’ex patron de la marque du groupe VW, Luca de Meo, est désormais aux commandes à Billancourt.  

    Ventes Europe 2009 : 316 928 

    Ventes Europe 2019 : 507 149 

    Progression sur 10 ans : + 60 % 

    Position en 2019 : 15e 

  • Hyundai

    Implanté en Europe un peu avant Kia, la marque coréenne possédait déjà 1 % de part de marché au début des années 1990. Depuis, la croissance demeure soutenue, grignotant petit à petit les immatriculations d’Opel, de Citroën ou de Ford… La garantie 7 ans, l’engagement en championnat du monde des rallyes ou encore l’arrivée précoce du Tucson sur le segment des SUV compacts ont profité à la griffe. A terme, Hyundai entend devenir le premier constructeur asiatique en Europe. Toyota et ses 750 000 immatriculations actuelles est à portée.  

    Ventes Europe 2009 : 341 837 

    Ventes Europe 2019 : 563 018 

    Progression sur 10 ans : + 65 % 

    Position en 2019 : 14e 

  • Dacia

    Le low-cost a été l’une des confirmations de la décennie. Depuis le lancement de la Logan en 2005, la marque a connu une croissance soutenue. Notamment avec l’arrivée des Duster (2009) et Sandero II (2012), plus valorisants malgré un ticket d’entrée sensiblement égal. Dacia constitue désormais 8 % du total des exports de la Roumanie. Un véhicule sur huit est à destination de la France, où la marque bataille désormais avec Volkswagen pour la 4e position derrière Renault, Peugeot et Citroën. L’arrivée de la Spring électrique pourrait encore renforcer ses positions.  

    Ventes Europe 2009 : 237 912 

    Ventes Europe 2019 : 581 543 

    Progression sur 10 ans : + 144 % 

    Position en 2019 : 13e 

  • Citroën

    Les chevrons ont-ils enfin fait cesser leur déclin ? Après une belle décennie 2000 (jusqu’à 950 000 immatriculations en 2005, âge d’or des C2, C3, C4 et Picasso), la marque a retrouvé sa tendance baissière, tombant même à son plus bas historique avec 545 000 ventes en 2015. Depuis, la reprise est lente et principalement imputable aux bons scores d’une C3, qui constitue à elle seule le tiers des ventes. Problème : cette citadine n’offre pas beaucoup de marge. Et Citroën reste très dépendant du marché français, qui constituait l’an dernier quasiment la moitié de ses livraisons. Le C5 Aircross et la nouvelle C4 ont donc une lourde responsabilité dans les deux années à venir.  

    Ventes Europe 2009 : 870 133 

    Ventes Europe 2019 : 636 843 

    Progression sur 10 ans : – 27 % 

    Position en 2019 : 12e 

  • Fiat

    La stratégie établie au début des années 2000 par Sergio Marchionne a-t-elle été fructueuse ? Oui, si l’on observe le remarquable succès de la 500, l’assainissement des comptes et le rapprochement avec Chrysler. Non si l’on s’en tient aux immatriculations. En 1997, Fiat occupait 9,4 % du marché automobile européen. Aujourd’hui, la part s’est écroulée à 4 %. Même topo au Brésil, principal marché hors de notre continent. En cause : un manque total d’investissement dans la marque : une Punto jamais renouvelée, un train de retard sur le SUV, une stratégie semi-low cost mal assumée, une électrification jusqu’ici timide… Désormais 500-dépendante, la marque italienne n’a pas le droit d’échouer avec la nouvelle génération. Premiers indices dans quelques mois.  

    Ventes Europe 2009 : 1 016 340 

    Ventes Europe 2019 : 659 622 

    Progression sur 10 ans : – 35 % 

    Position en 2019 : 11e 

  • Toyota

    Après le boom des années 1980-1990, Toyota a cessé de croître en Europe, culminant à 1 million d’immatriculations en 2007. Le constructeur japonais a même connu un sérieux trou d’air vers 2015, descendant sous les 4 % de part de marché. L’arrivée du C-HR et la réussite commerciale de la Yaris hybride “made in France” ont désormais pallié la faiblesse du constructeur sur le marché des compactes et des berlines. Surtout, la marque s’est spécialisée : 52 % des véhicules vendus en Europe en 2019 étaient hybrides (les deux-tiers dans l’Hexagone). L’arrivée de la nouvelle Yaris et de son dérivé Yaris Cross devraient permettre à la marque de réaccélérer… Surtout, la marque peut compter sur son incroyable force de frappe mondiale, avec 10 millions de voitures fabriquées par an.  

    Ventes Europe 2009 : 710 369 

    Ventes Europe 2019 : 741 342 

    Progression sur 10 ans : + 4 % 

    Position en 2019 : 10e 

  • Audi

    Quand Mercedes et BMW s’envolent, Audi avance. Après avoir doublé ses ventes entre 1993 et 2010, les anneaux semblent désormais se heurter à un plafond de verre. Le déclin à long terme des berlines a été absorbé par l’arrivée (un peu tardive) sur le marché des SUV, le succès continu de l’A1 et la multiplication des segments. Le plus haut historique a été atteint en 2016, avec 827 000 immatriculations. Depuis, Ingolstadt a perdu un demi-point de part de marché. Le renouvellement des A3 et le restylage du Q5 pourraient aider.  

    Ventes Europe 2009 : 612 393 

    Ventes Europe 2019 : 743 042 

    Progression sur 10 ans : + 21 % 

    Position en 2019 : 9e 

  • Skoda

    C’est l’un des succès discrets de l’automobile européenne. Reprise par Volkswagen au moment de l’ouverture du rideau de fer, la marque tchèque a multiplié par quinze ses ventes. Les excellents résultats obtenus depuis 20 ans par l’Octavia sur les marchés “neutres” (Pologne, Finlande, Hongrie…) sont désormais complétés par une gamme complète de SUV spacieux et économiques lancés depuis 2015. Mlada Boleslav a ainsi doublé ses immatriculations en France, profitant également de l’équipement des VTC et taxis. Mieux encore : la marque bénéficie d’une aura considérable en Chine, où elle écoule près de 300 000 véhicules par an, se plaçant largement devant Ford, Mazda ou Peugeot.  

    Ventes Europe 2009 : 481 458 

    Ventes Europe 2019 : 761 761 

    Progression sur 10 ans : + 58 % 

    Position en 2019 : 8e 

  • Opel

    De 1,5 millions de véhicules produits en 2000 à 800 000 aujourd’hui. Le lent déclin d’Opel se poursuit, malgré le passage du groupe General Motors à PSA. La marque a perdu des parts sur ses deux marchés majeurs, l’Allemagne et le Royaume-Uni. D’autant que la stratégie habituelle de Carlos Tavarès (favoriser les marges plutôt que les volumes) ne pointe pas vers un redressement. Bien qu’apprécié par la critique sur le segement stratégique des compactes, l’Astra est très loin des leaders européens en termes d’immatriculations, bien loin de sa position de tête au milieu des années 2000. Les débuts réussis de la Corsa (la Vauxhall est régulièrement première des ventes au Royaume-Uni cette année) et le lancement prochain du Mokka – plus séduisant côté design – pourraient inverser cette tendance lourde.  

    Ventes Europe 2009 : 1 064 723 

    Ventes Europe 2019 : 815 683 

    Progression sur 10 ans : – 23 % 

    Position en 2019 : 7e 

  • BMW

    La croissance régulière des volumes de BMW se poursuit. L’hélice commercialise aujourd’hui deux fois plus de voitures en Europe qu’en 1991. Le travail de diversification fourni dans les années 2000 avec l’arrivée des SUV (X5, X3 puis X1) et la sortie d’une compacte (Série 1) a été poursuivi au cours de la décennie suivante. La gamme décline désormais un monospace compact (Série 2 Active Tourer), des berlines basses et un SUV compact « sportif » (X2). Parallèlement, la marque a triplé sa part de marché en Chine, portant sa production annuelle mondiale à 2,2 millions de véhicules en 2019. Un niveau record… mais qui reste à 160 000 unités environ de Mercedes.   

    Ventes Europe 2009 : 572 091 

    Ventes Europe 2019 : 830 862 

    Progression sur 10 ans : + 45 % 

    Position en 2019 : 6e 

  • Mercedes

    Sur les dix dernières années, Mercedes a progressé plus vite que BMW et beaucoup plus rapidement qu’Audi. De quoi propulser la marque au premier rang des premium dans le monde avec 2,4 millions de voitures commercialisées (la Chine est désormais le premier marché). Comme ses rivaux allemands, l’étoile a diversifié à l’infini sa gamme, avec SUV coupés, berlines basses, coupés 4-portes… Mais c’est incontestablement le succès de la Classe A qui a porté Untertürckheim de la 10e place européenne en 2009 à la 5e position aujourd’hui. Absent de ce marché jusqu’en 2012, Mercedes-Benz cartonne avec 200 000 exemplaires écoulés l’an dernier sur le continent.

    Ventes Europe 2009 : 593 088 

    Ventes Europe 2019 : 902 039 

    Progression sur 10 ans : + 52 % 

    Position en 2019 : 5e 

  • Peugeot

    Le début des années 2010 fut catastrophique pour Peugeot. Tombée à 740 000 ventes en 2013 (contre 1,3 million dix ans plus tôt), la marque a rebondi. D’abord avec un saut qualitatif, marqué, au moment de la sortie de la 308 II. Un design plus hardi a profité au 3008, deuxième de son segment en Europe derrière le Volkswagen Tiguan. Et finalement, Sochaux a mieux résisté à la décennie que la plupart des généralistes, progressant même de deux rangs sur un marché plus fragmenté. Aujourd’hui, la marque demeure largement circonscrite au marché européen, eut égard à l’isolement de l’Iran. Mais la création du groupe Stellantis pourrait permettre au Lion de s’ébrouer dans de nouvelles contrées.

    Ventes Europe 2009 : 995 130 

    Ventes Europe 2019 : 964 937 

    Progression sur 10 ans : – 3 % 

    Position en 2019 : 4e 

  • Ford

    A l’image d’Opel ou de Fiat, Ford est l’un des hommes malades de l’automobile européenne. De 12 % de part de marché au début des années 1990, la marque américaine est tombée à 6 %. La stratégie mondiale a fait long feu : l’import des Ecosport, Edge et autres Ka+ n’ont pas compensé la dégringolade de la Mondeo (ventes divisées par trois) et le recul des Fiesta et Focus (par deux). L’usine de Genk a été fermée, tandis que Saarlouis, Dagenham ou Cologne ont subi un régime strict. Les Kuga et Puma, renouvelés au cours des derniers mois, auront la lourde tâche de relancer l’ovale bleu en Europe.

    Ventes Europe 2009 : 1 283 602 

    Ventes Europe 2019 : 965 070 

    Progression sur 10 ans : – 25 % 

    Position en 2019 : 3e 

  • Renault

    Comme Peugeot, Renault a limité la casse en comparaison avec les autres constructeurs généralistes implantés en Europe. Les résultats sont excellents sur le segment B : Clio et Captur – lancé en 2013 – occupent les 2e et 9e places dans le classement des modèles les plus vendus en Europe. Zoe se bat avec la Tesla Model 3 pour la première place sur le marché de l’électrique. En revanche, le Losange a dévissé dans la catégorie supérieure : Mégane et Kadjar cumulent 240 000 immatriculations quand le duo Peugeot 308-3008 en enregistre 340 000. Celles de Scénic, d’Espace ou de Talisman sont désormais confidentielles. Problème : les petits modèles sont peu rentables, plongeant la marque dans des difficultés financières, aggravées par le Covid-19. Un plan d’économies incluant la suppression de 15 000 postes est acté. Le nouveau patron, Luca de Meo, devra faire preuve de créativité pour relancer la marque.

    Ventes Europe 2009 : 1 097 854 

    Ventes Europe 2019 : 1 063 957 

    Progression sur 10 ans : – 3 % 

    Position en 2019 : 2e 

  • Volkswagen

    Si la décennie a été marquée par le « dieselgate », cela n’a pas eu d’impact significatif sur les ventes. Wolfsbourg demeure la première marque sur le marché européen grâce aux inusables Golf (numéro 1 sur le continent depuis 2008) et Polo (numéro 4). Le Tiguan profite de la vague SUV en se classant premier sur ce segment et troisième au classement général. Ce dernier est aussi une pépite en Chine, permettant à VW d’être également en tête des immatriculations en République populaire. Mais la marque n’a pas réussi à se diversifier avec autant de succès que Mercedes ou BMW. Une politique vigoureuse sur l’électrique – avec les lancements de l’ID.3 et ID.4 – lui permettra-t-elle de reprendre sa marche en avant dans les années 2020 ?

    Ventes Europe 2009 : 1 649 931 

    Ventes Europe 2019 : 1 769 482 

    Progression sur 10 ans : 4 % 

    Position en 2019 : 1e 


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