Economie

les grands ensembles de commerces sont les plus pénalisés

Une chute de 32,9 % de fréquentation dans le centre commercial Créteil Soleil en septembre par rapport à 2019, de 32,6 % dans celui des Quatre-Temps à la Défense, de 20,5 % pour Evry 2. Accompagnée de baisses de chiffre d’affaires – autour de 20 % – pour les commerçants qui y travaillent.

Les grands temples du commerce, qui drainaient ces dernières années plusieurs dizaines de millions de visiteurs par an, retrouveront-ils un jour leur lustre d’antan ? C’est l’une des interrogations de la fédération du commerce spécialisé Procos, qui a fait, jeudi 22 octobre, un état des lieux de la consommation en France. « Les grands centres commerciaux sont très touchés par les problématiques de télétravail et de transport en commun », par la crainte des consommateurs « d’aller dans des lieux fermés, avec beaucoup de monde et notamment pour la population la plus âgée », mais aussi par « une ambiance qui n’est pas propice au shopping. Les gens se déplacent pour acheter et non plus pour flâner », explique Emmanuel Le Roch, délégué général de Procos, qui rassemble 300 enseignes.

Les artères commerçantes des grands centres-villes – les « spots » comme les appellent les professionnels – ne sont pas épargnées. Elles subissent de plein fouet la perte du tourisme international et le télétravail, qui encourage les Français à consommer près de chez eux. Résultat : plus de 500 magasins de centre-ville des grandes agglomérations enregistrent une baisse de passage de 30 % à fin septembre « alors que [ceux des] centres-villes plus petits évoluent entre – 10 % et – 20 %, des tout petits [moins de 100 magasins] ayant même retrouvé une fréquentation proche de 2019, entre – 7 % et – 10 % », selon Procos. Pour les Champs-Elysées, à Paris, la baisse du nombre de visiteurs atteint 64,8 % en septembre par rapport à 2019. Celle du chiffre d’affaires, 60 %.

« Polarités territoriales »

« L’impact des mesures sanitaires a créé des polarités territoriales », reconnaît M. Le Roch, à cause « du caractère anxiogène de la situation ». Si bien que les moyennes surfaces de périphérie situées dans les parcs d’activités commerciales, très décriées dans le débat sur l’artificialisation des sols, profitent aussi de la situation car « moins denses, plus aérées » et grâce au fait « qu’on entre directement dans les magasins ». Mais aussi parce que les enseignes qui se portent le mieux (equipement de la maison, bricolage, etc.) y sont plus fortement représentées.

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