Economie

En 2020, yo-yo et triple choc pour le marché automobile d’entreprise

Cette année, des records de hausse ont succédé aux baisses sans précédent sur le marché.

La scène se passe le 15 octobre, lors de la présentation de la nouvelle offensive électrique du groupe Renault. Interrogeant les dirigeants de la firme au losange à propos de la star de la soirée – la nouvelle Mégane tout électrique commercialisée à partir de la fin 2021 –, les journalistes spécialisés tombent des nues en apprenant que cette nouvelle génération n’aura pas de version thermique. Ni Mégane essence ni Mégane diesel à acheter neuve d’ici peu. Pour un nom aussi emblématique du « vroum vroum » à la française, le moteur à explosion, c’est déjà de l’histoire ancienne.

Loin de concerner le seul Renault (de son côté, PSA arrêtera le diesel en 2025 et le groupe Toyota commence à commercialiser en Europe des voitures 100 % électriques qu’il a longtemps honnies), l’anecdote est représentative du triple choc que connaît l’automobile en cette extraordinaire année 2020. Choc des motorisations, on le voit, choc d’un marché secoué comme jamais par la crise sanitaire, et choc des usages qui vont découler de ces deux premiers bouleversements.

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Le monde de l’automobile d’entreprise n’échappe pas à ce triple phénomène. Même si, dans l’univers des flottes, les secousses ont tendance à être un peu plus amorties que sur le marché des particuliers. Il y a le yo-yo des ventes d’abord. Les hauts et les bas ont été brutaux. « On peut découper cette année en tranches presque égales, analyse François Piot, président de l’Arval Mobility Observatory (anciennement Observatoire du véhicule d’entreprise), think tank créé par Arval (groupe BNP Paribas), l’un des principaux loueurs longue durée de véhicules d’entreprise en France. Nous avons connu un quasi premier trimestre dynamique, puis le coup d’arrêt du confinement au printemps, et enfin un rebond confirmé en septembre, qui est le premier mois de hausse depuis février pour le marché du véhicule d’entreprise, à + 9 % par rapport à septembre 2019. »

Le véhicule d’entreprise soutient le marché

Le bilan des trois premiers trimestres fait ressortir des ventes en baisse de 22 % pour les flottes professionnelles, selon l’Arval Mobility Observatory, un score finalement moins sévère que les − 28 % du marché général. « L’activité commerciale ne s’est jamais complètement arrêtée », note M. Piot. Pas concerné par la super prime à la conversion mise en place cet été, le marché des véhicules de société n’a pas connu de ce fait le contrecoup de la fin de cette aide, qui a fait retomber comme un soufflé les ventes aux ménages en août et septembre.

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