Economie

A Paris, Anne Hidalgo revoit ses projets de « forêts urbaines »

Pas facile de faire pousser une forêt en plein centre de Paris. Anne Hidalgo et son équipe viennent de s’en rendre compte. Après avoir annoncé durant la campagne électorale la création de « forêts urbaines » sur « quatre grands sites emblématiques », la maire socialiste réélue a dû revoir ce projet, pour tenir compte de la réalité d’une ville très minérale. Sur les quatre sites évoqués en juin 2019, deux ne figurent plus dans la « feuille de route » de son adjoint aux espaces verts, Christophe Najdovski, rendue publique mercredi 21 octobre. Trois autres, a priori plus adaptés, ont été ajoutés.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Urbanisme à Paris : fini le « règne de la voiture, du bitume et du béton »

L’Opéra de Paris (9e arrondissement) fait partie des deux sites abandonnés. Anne Hidalgo entendait initialement planter une forêt à l’arrière du Palais Garnier, en plein cœur du Paris d’Haussmann. « Pour Opéra, nous serons en pleine terre », avait-elle promis dans un entretien au Parisien en juin 2019. A l’époque, le projet avait laissé dubitatifs beaucoup de Parisiens et d’élus, notamment dans l’opposition, qui avaient brocardé des « arbres imaginaires » surgissant à neuf mois des élections. Les études préalables ont effectivement eu raison de cette ambition. « Entre le métro et le RER Auber, ce quartier est un vrai gruyère, explique au Monde Christophe Najdovski. Techniquement, le site s’est révélé trop complexe pour une forêt urbaine. Dans les arbitrages, il a donc été retiré. »

Plus question non plus de débitumer l’une des deux voies des berges de Seine piétonnes, rive droite, pour y créer une forêt là aussi « en pleine terre ». « Les études ont montré qu’il n’y avait pas la profondeur nécessaire pour planter une forêt sur ce tablier autoroutier », indique Christophe Najdovski. Sa feuille de route pour les six années du mandat prévoit plus modestement de « poursuivre la reconquête des berges de la Seine en végétalisant une partie des berges piétonnes ».

Travail sur dalle

Très mobilisée par les questions d’environnement, la maire socialiste n’a pas renoncé pour autant à créer des « forêts urbaines », c’est-à-dire des lieux sans clôture, où la densité et la diversité des plantations sont plus fortes que dans un parc ou un jardin. Même si leur surface reste limitée, ces espaces sont jugés indispensables pour lutter efficacement contre le réchauffement et les îlots de chaleur, notamment lors des canicules, qui s’annoncent de plus en plus fréquentes.

Il vous reste 43.81% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


Source link

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page