Economie

En Normandie, interrogations et craintes autour du projet d’un 4e parc éolien en mer

Floatgen est la première et seule éolienne en mer installée au large du Croisic (Loire-Atlantique) dans le futur parc éolien offshore qui verra le jour en 2022.

C’est un débat qui s’est tenu dans « un contexte critique », marqué par « la défiance » vis-à-vis de l’Etat, mais qui a permis de faire émerger des attentes fortes. Francis Beaucire, le président de la commission particulière du débat public portant sur un projet de nouvelles éoliennes en mer en Normandie, a rendu ses conclusions, lundi 19 octobre. De novembre 2019 à août 2020 – avec une suspension de trois mois en raison de l’épidémie de Covid-19 –, le public a été consulté à propos de la possibilité d’implanter au moins un nouveau parc d’une puissance de 1 gigawatt pour alimenter en électricité 800 000 foyers par an à partir de 2028.

Ce débat était le cinquième à avoir lieu en Normandie, où trois projets de parcs éoliens offshore ont déjà été attribués. Au total, depuis 2010, la Commission nationale du débat public (CNDP) a organisé huit débats concernant des parcs éoliens posés et quatre concertations sur des parcs flottants. « Il y a eu douze procédures de participation mais aucune éolienne n’est encore installée et on n’a pas de retour d’expérience », note Chantal Jouanno, la présidente de la CNDP.

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En vertu de la loi de 2018 pour un Etat au service d’une société de confiance, dite « loi Essoc », cette consultation était toutefois la première à se dérouler en amont du projet, avant que n’ait été choisie la zone d’implantation du futur parc. Les participants ont donc été amenés à se prononcer de façon précise sur l’emplacement à privilégier au sein d’une zone de 10 500 km² entre Cherbourg et Le Tréport, et des ateliers de cartographie ont été mis en place.

Les pêcheurs ont exprimé leur crainte

« Déterminer un emplacement est une question très complexe, précise Francis Beaucire. Mais passer par ces travaux pratiques a permis de faire émerger des recommandations fouillées et argumentées. » Parmi les quelque 260 personnes qui se sont penchées sur les cartes, une majorité a privilégié des emplacements situés le plus loin possible des côtes, quand d’autres ont préféré les placer près des trois parcs déjà attribués.

Comme lors des débats précédents, les pêcheurs ont exprimé leur crainte que ce futur parc ne vienne encore réduire leurs zones d’activité. Ils ne savent pas, pour l’instant, s’ils pourront faire circuler leurs bateaux au milieu des éoliennes. Des inquiétudes qui s’ajoutent à celles liées au Brexit, les pêcheurs français ayant peur de perdre leur accès aux eaux britanniques.

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