Femme

Comment réussir sans avoir fait de “grandes” études ?

Au sommet sans grande école

Selon les chiffres de l’agence France Entrepreneur, 15 % des créatrices d’entreprises n’ont pas de diplôme. L’entrepreneuriat est donc une voie à explorer pour les femmes autodidactes. Mais pas seulement. On peut aussi atteindre les sommets d’un grand groupe sans avoir coché la case « grande école ». Certes, c’est plus rare, mais possible si l’on en croit le parcours de Marie-Claire Capobianco, chez BNP Paribas (voir encadré page suivante). Les entreprises anglo-saxonnes sont plus enclines à faire confiance à ces profils atypiques. Idem dans les start-up qui recherchent avant tout des candidats passionnés, polyvalents et entrepreneurs dans l’âme. « On retrouve également ces femmes autodidactes dans les métiers où la réussite ne dépend pas du diplôme, mais plutôt des qualités interpersonnelles. Par exemple, les jobs commerciaux, les métiers de la restauration et de l’hôtellerie », constate Viviane de Beaufort, professeure à l’Essec Business School. Pour Hélène Bezille, professeure à l’UPEC et auteure de L’autodidacte (L’Harmattan, 2003), ces profils présentent « une forte capacité à se saisir des opportunités et un goût du risque développé ». Elles s’autorisent également à rêver. Pour elles, tout est possible, c’est « zéro limite ». « Elles ont évidemment de l’énergie à revendre et une énorme capacité de travail », souligne Sophie Muffang, executive coach et auteure de Femmes, osons pour réussir (Vuibert, septembre 2017).

Savoir se faire confiance

Relever les challenges est primordial car elles s’ennuient rapidement. « Pour se nourrir et aller de l’avant, elles apprennent tous azimuts. Comme s’il s’agissait de rattraper le temps perdu », ajoute-t-elle. Autre qualité commune aux femmes autodidactes : un excellent sens du contact et une attention décuplée aux autres. Fortes de toutes ces qualités, elles parviennent à se tailler des parcours et des réussites sur mesure. Souvent plus discrètement que les hommes. « Elles n’ont pas le même besoin de se mettre en scène que leurs homologues masculins », constate Hélène Bezille. Parmi tous les lauréats nationaux des Victoires des autodidactes, on ne compte qu’une femme. Et nous n’avons pas trouvé d’ouvrage portant précisément sur le sujet.
Et encore moins de livres « success story » écrit par des femmes autodidactes. Pourtant, quand on les interroge, elles délivrent volontiers leurs conseils à celles qui auraient le même profil qu’elles. Croire en soi et se faire confiance est, selon elles, la condition sine qua none pour y arriver. Et elles ajoutent en chœur qu’il ne faut pas chercher à ressembler aux autres, sous-entendu aux « diplômés » ayant les bons codes, mais au contraire, rester soi-même et croire en ses rêves, sans se fixer de limite. « Just do it », en quelque sorte ! Provoquer la chance, prendre des risques, tirer des enseignements de ses échecs, faire preuve d’humilité, ne pas avoir de certitudes, être audacieuse et pugnace sont des qualités indispensables pour mener à bien sa barque dans ce monde professionnel français encore accro aux diplômes, voire aux doubles diplômes. Et puis bien sûr, travailler, travailler et travailler sans doute plus que les autres. « N’écoutez surtout pas les conseils des autres, cela risque de vous ralentir. Plus on est dépendant des autres, moins on avance. Osez, le progrès est à ce prix », conclut Delphine Remy-Boutang, autodidacte déclarée. 

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