Economie

Avec le groupe de K-pop BTS, « de la “Dynamite” à la Bourse de Séoul »

Le groupe de K-pop sud-coréen BTS, le 30 août.

Pertes et profits. En cette période de reconfinement généralisé, il est réconfortant de constater que certains gardent la pêche. « Le matin, une tasse de lait et c’est parti pour le rock and roll/ La vie est douce comme du miel/ La vie c’est de la dynamite », chantent les sept garçons dans le vent des années 2020, du groupe BTS. Ils viennent de Séoul, avec leur coupe de cheveux colorée et leur look androgyne, pour allumer le cœur des adolescents du monde entier.

Leur dernier tube, Dynamite, le premier en anglais, est devenu la première chanson coréenne à prendre la tête du hit-parade américain. Et ce ne sont pas que des paroles en l’air. Dynamite aurait déjà rapporté 1,4 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros) à l’économie coréenne.

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Pas étonnant que le créateur de BTS, l’arrangeur et producteur Bang Si-hyuk, ait décidé d’en faire profiter le plus grand nombre. A commencer par lui-même. Il a introduit, jeudi 15 octobre, à la Bourse de Séoul sa société Big Hit Entertainment, la maison mère de BTS. Le succès a dépassé toutes ses espérances. Sa valorisation, de 4,5 milliards de dollars à l’introduction, est montée pour sa première journée de cotation à près de 7,4 milliards. Voilà qui fait les affaires de M. Bang, qui conserve 36 % de sa société, et des sept chanteurs, à qui il a octroyé 1,4 % des parts chacun.

Temps d’argent gratuit

A l’heure où le monde du spectacle est accablé par la crise sanitaire, BTS ne semble pas affecté. Ses fans, qui se recrutent, comme ceux de TikTok, parmi les adolescents de la planète, se contentent d’un concert en ligne, et achètent en masse la musique sur Internet.

Il n’est pas fréquent de voir des artistes ou des sportifs tenter l’aventure de la Bourse. Et encore moins que le succès soit durable. Pas facile pour un chanteur, un footballeur ou un cinéaste de tenir la distance. D’ailleurs, Bang Si-hyuk va en faire l’expérience, puisque le plus âgé des « boys » de BTS, Kim Seok-jin, 27 ans, devra bientôt partir au service militaire, obligatoire (et long de dix-huit mois) en Corée. Même si son côté industriel devrait permettre à un producteur de talent comme M. Bang de changer les interprètes sans trop de difficultés.

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Le succès sur le long terme de cette musique pop, sans aspérités et très chorégraphiée, n’est pas assuré. Dans cinq ans, les futurs ados succomberont-ils encore au charme coréen ou iront-ils voir ailleurs ? Autant de raisons, en ces temps d’argent gratuit qui gonfle les bulles boursières, d’en profiter le plus vite possible.

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