Economie

A Angers, 50 000 capteurs et un « hyperviseur » pour réussir la transition écologique

Angers, place du Ralliement, où la collectivité teste les différents services et usages qui vont être développés sur toute l’aggomération pour en faire un territoire « intelligent ».

Des rues qui s’éclaireront automatiquement, le soir tombé, au gré du passage des véhicules et des passants. Des feux tricolores qui réagiront de façon dynamique à la réalité du trafic pour fluidifier la circulation. Un suivi en temps réel du remplissage des bennes à ordures afin d’éviter des tournées de collecte inutiles. Un arrosage des parcs et jardins qui évitera de se déclencher par temps humide…

« Ville de la connectique » dans les années 1970-1980, avec la présence de Bull, Thomson ou Motorola, ayant inauguré sa Cité de l’objet connecté en 2015, Angers veut aujourd’hui devenir une « ville connectée », explique son maire (et président de la communauté urbaine d’Angers Loire Métropole), le divers droite Christophe Béchu.

En mars dernier, en s’engageant dans un consortium mené par Engie, Angers s’est – après Dijon – lancé dans un vaste projet de « territoire intelligent ». Un projet sur douze ans, « avec une finalité », insiste l’édile, réélu dès le premier tour des municipales en mars : « accélérer la transition énergétique tout en rendant l’action publique plus efficace et moins coûteuse pour la collectivité. »

L’arrosage « intelligent » des parcs et jardins devrait générer une économie d’eau de 30 %

La facture du chantier s’élève, sur la période, à 178 millions d’euros. Mais le projet angevin, comme son pendant dijonnais, devrait être autofinancé par de futures économies d’énergie. Le seul remplacement des ampoules énergivores des 30 000 candélabres de l’agglomération par des LED et la pose de capteurs de présence doit ainsi alléger la facture de l’éclairage public de 66 % d’ici à 2025. L’installation de capteurs d’eau, d’électricité et de gaz dans les bâtiments publics permettra quant à elle de diminuer de 20 % les dépenses énergétiques de l’administration. L’arrosage « intelligent » des parcs et jardins, lui, devrait générer une économie d’eau de 30 %.

Lire aussi Angers investit 178 millions d’euros pour devenir un territoire « zéro carbone »

Ces objectifs sont inscrits noir sur blanc dans le contrat qui lie la collectivité à Engie, Suez, La Poste, et au groupe Vyv. Ces partenaires se doivent de tenir leurs engagements, sans quoi des pénalités leur seront infligées. « Nous avons signé un marché global de performance, un type de contrat peu utilisé par les collectivités locales, mais qui repose sur la réalisation des objectifs fixés », souligne Christophe Béchu. Au total, Angers Loire Métropole compte faire 100 millions d’euros d’économies sur vingt ans.

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