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Delphine Boël “trahie” par son père Albert II, la nouvelle princesse se confie


La justice belge a finalement tranché en faveur de Delphine Boël le 1er octobre 2020 : après sept ans de combat juridique, la fille illégitime de l’ancien roi Albert II a reçu le titre de princesse de Belgique et le nom de Delphine de Saxe-Cobourg-Gotha. Un dénouement sur lequel l’artiste plasticienne de 52 ans est revenue le temps d’une interview accordée au magazine Gala du 8 octobre 2020.

La nouvelle princesse a rappelé pourquoi elle s’était lancée dans ce bras de fer royal en premier lieu : un douloureux et surprenant coup de fil du souverain, coupant les ponts en affirmant qu’il n’était pas son père alors qu’elle avait 33 ans. “Cela a été très dur à vivre, a-t-elle d’abord confié. Moi, j’étais sûre à 99% qu’il était bien mon père.” Une filiation royale qu’elle avait découverte à l’âge de 17 ans, en apprenant que le “meilleur ami” de sa mère, la baronne Sibylle de Sélys Longchamps, était en réalité son père. Pour ce qui est de Jacques Boël, le mari de sa mère qui lui a donné nom, il ne l’a pas éduquée ni élevée. “ll était là pour préserver les apparences afin d’éviter un scandale royal“, explique-t-elle. Scandale royal qui a finalement éclaté bien plus tard.

Delphine Boël était pourtant “heureuse de communiquer discrètement” avec Albert II, “de manière archiprivée parce que je me disais qu’il devait avoir ses raisons (…). Jusqu’à mes 35 ans, j’ai été un bon petit soldat. Je l’ai toujours protégé, je n’ai jamais rien dit et j’acceptais notre relation.” Bien décidée à rétablir officiellement sa filiation royale après le fameux coup de téléphone, l’artiste belge a décidé de saisir la justice, “la manière la plus civilisée d’aller vers la vérité“. S’est ensuivi un long combat juridique de près de sept ans, dont l’étape fatidique a été un test de paternité imposé à l’ancien roi en 2019.

Si Delphine Boël et ses avocats ont d’abord tenté de préserver la réputation d’Albert II, en ne divulguant pas le résultat positif, l’information a finalement été relayée dans les médias. Mais par l’intermédiaire de son avocat, le mari de la reine Paola a une nouvelle fois blessé Delphine en affirmant qu’il ne l’avait jamais considérée comme sa fille. “Je me suis sentie trahie“, se souvient-elle. D’autant que la médiatisation de cette affaire, elle l’a “extrêmement mal” vécue : “C’était une célébrité de honte, d’adultère, de linge sale.”

Un titre et c’est fini

J’ai pensé qu’à un moment, Albert dirait : ‘Bon, on va essayer d’en discuter’, mais cela n’est jamais arrivé“, explique ensuite Delphine Boël. Cette égalité avec ses demi-frères et demi-soeurs que la justice belge lui a finalement accordée la semaine dernière, la nouvelle princesse aurait préféré “que le geste vienne de (son) père“.

Grâce à son nouveau nom, Delphine de Saxe-Cobourg-Gotha a le sentiment de “retourner à la maison” après avoir longtemps porté le nom de Boël, qui ne signifiait rien à ses yeux. “Comme si je récupérais quelque chose qui m’a toujours appartenu.” Et elle l’assure, désormais, elle n’attend plus rien de la famille royale belge et préfère se concentrer sur sa carrière d’artiste et sa vie de famille avec son compagnon et leurs deux enfants, Joséphine et Oscar, 17 et 12 ans.


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