Economie

Trump interrompt les négociations sur un nouveau plan de soutien à l’économie

Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, le 24 septembre à Washington.

Donald Trump a ordonné, mardi 6 octobre, à ses troupes de cesser de négocier avec les démocrates du Congrès un nouveau plan de relance de l’économie, dont un volet prévoit une aide aux Etats fédérés particulièrement frappés par la crise du Covid-19.

« Nancy Pelosi [la présidente démocrate de la Chambre des représentants] demande 2 400 milliards de dollars [2 045 milliards d’euros] pour renflouer des Etats démocrates mal gérés, à la criminalité élevée, de l’argent qui n’est en aucun cas lié au Covid-19. Nous avons fait une offre très généreuse de 1 600 milliards de dollars et, comme d’habitude, elle ne négocie pas de bonne foi. Je rejette leur demande et je regarde vers l’avenir de notre pays. J’ai demandé à mes représentants d’arrêter de négocier jusqu’à la fin des élections, lorsque, immédiatement après ma victoire, nous adopterons un projet de loi de relance majeur, axé sur les travailleurs américains et les petites entreprises », a twitté le président candidat à sa réélection.

L’ordre s’adresse au leader républicain du Sénat, Mitch McConnell, invité à se concentrer sur la confirmation de la nomination de la juge Amy Coney Barrett à la Cour suprême et au secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, qui tentait depuis des mois de réconcilier les positions entre les deux partis américains et la Maison Blanche.

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Immédiatement, la Bourse de New York est passée dans le rouge, l’indice S&P 500 finissant la séance sur un recul de 1,4 % tandis que le Nasdaq, l’indice riche en valeurs technologiques cédait 1,57 %. La chute reste contenue, car les marchés avaient anticipé l’absence d’accord avant les élections tandis que la Réserve fédérale américaine (Fed, banque centrale) les gave de liquidités, au point que chaque correction est suivie d’achats massifs d’actions, les investisseurs ne sachant que faire de leurs fonds.

Collectivités locales au bord du gouffre

Il n’empêche, l’institution monétaire, qui a des taux d’intérêts quasi nuls et qui garantit le financement des entreprises, mêmes les plus moribondes, arrive aux limites de ses capacités, et son président Jerome Powell a invité le Congrès, mardi dans la matinée, à prendre de nouvelles mesures de soutien à l’économie.

« Un soutien insuffisant entraînerait une reprise faible, créant des difficultés inutiles pour les ménages et les entreprises. Avec le temps, l’insolvabilité des ménages et les faillites d’entreprises augmenteraient, nuisant à la capacité de production de l’économie et freinant la croissance des salaires », a mis en garde M. Powell, qui estime au contraire que « les risques d’en faire trop semblent, pour l’instant, plus faibles. Même si les actions politiques se révèlent en fin de compte plus importantes que nécessaire, elles ne seront pas gaspillées ». Il a invité la Fed et le Congrès à « travailler côte à côte pour soutenir l’économie jusqu’à ce qu’elle soit clairement sortie du bois ».

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