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VIDEO. Le référendum en Nouvelle-Calédonie “s’est déroulé de manière très satisfaisante”, juge le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu


La Nouvelle-Calédonie a dit “non” dimanche à son indépendance. Avec toutefois un écart de voix de plus en plus resserré : 53,26% contre et 46,74% pour l’indépendance. Le 4 novembre 2018, lors du premier référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, les partisans de la France l’avaient emporté avec 56,7% des voix. Pour le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, invité de franceinter lundi 5 octobre de France Inter, il s’agit d’un moment “singulier mais grave” car c’est “un processus de paix que nous jouons là. Ce qui est grave c’est que c’est un processus original de décolonisation à la française, reconnu par les Nations unies”, garanti par l’accord de Nouméa du 5 mai 1998.

Le ministre explique la progression des indépendantistes par le fait que “cette question binaire entre le oui et le non pour l’accession à l’indépendance ne répond pas à toutes les questions que se pose la société calédonienne”. Ce processus est, pour Sébastien Lecornu, “un accord à trois entre ceux qui veulent l’indépendance, ceux qui ne la veulent pas, et le troisième c’est l’État”, qu’il considère comme un “garant de l’impartialité”.

Il reproche à certains de chercher à faire sortir l’État français de cette position neutre et impartiale. Le président du groupe Les Républicains au sénat Bruno Retailleau a notamment appelé l’État “à sortir de sa réserve et à chercher à trouver une solution qui ne soit ni l’indépendance ni le statu quo”. Pour Sébastien Lecornu, adopter ce type de position “c’est méconnaître le dossier”.

Malgré des “provocations inutiles devant certains bureaux de vote”, le ministre des Outre-mer considère que le référendum s’est déroulé “de manière très satisfaisante”. Selon lui, “il n’y a pas de tensions à ce stade en termes d’ordre public, il y a une tension politique qui est naturelle”. Il reste toutefois possible qu’un troisième référendum sur l’indépendance soit organisé d’ici octobre 2022, si un tiers des élus du Conseil de Nouvelle-Calédonie le demande. “C’est un dossier prioritaire du gouvernement de Jean Castex”, affirme Sébastien Lecornu. Il rappelle que, référendum ou non, cette date correspondra à la fin de l’accord de Nouméa, “sur lequel il va falloir imaginer quelque chose de nouveau quoiqu’il arrive”.


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