Economie

un millier de personnes manifestent contre la fermeture de l’usine de pneus Bridgestone

En signe de soutien aux salariés de Bridgestone, une banderole a été dépoyée à l’intérieur du stade Bollaert-Delelis, à Lens, lors de la rencontre RC Lens - AS Saint-Etienne le 3 octobre 2020.

« Non à la fermeture de Bridgestone, solidarité avec les salariés ». C’est le message, tracé en gros sur une banderole portée par des enfants, de la « marche silencieuse » qui se tient dimanche 4 octobre à Béthune (Pas-de-Calais). Au moins un millier de personnes, salariés de Bridgestone et leurs familles, élus et habitants y participent, dans l’espoir de voir le géant japonais revenir sur sa décision de fermer son usine de pneumatiques.

« On veut garder Béthune, (…) mais on se prépare à tout » a déclaré Stéphane Lesix (CFDT), secrétaire du comité social et économique (CSE). Le défilé, sans drapeau syndical, parti aux alentours de 10 heures, doit relier le site industriel à l’hôtel de ville. D’autres personnes continuaient d’affluer. « C’est difficile, le moral est au plus bas » au travail, rapporte Olivier, vingt-huit ans chez Bridgestone, qui espère toujours que l’usine ne fermera pas. Marie, 38 ans, venue avec ses enfants « par solidarité », ne se fait, elle, « pas d’illusion » sur le sort du site qui emploie son mari depuis douzeans, mais veut faire voir qu’« on est là, malgré tout ».

Mi-septembre, Bridgestone avait brutalement annoncé la  « cessation définitive » de l’activité du site, qui emploie plus de 860 personnes, à l’horizon 2021, invoquant une surcapacité de production en Europe et la concurrence des marques asiatiques à bas coût.

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Un des plus gros employeurs de la zone d’emploi

Le 21 septembre, une réunion s’était tenue sur place avec les ministres du travail et de l’industrie, la direction du groupe et les élus locaux. La ministre déléguée à l’industrie, Agnès Pannier-Runacher, avait déclaré que les dirigeants de Bridgestone avaient dit  « examiner un certain nombre de scénarios », que le gouvernement entendait  « contre-expertiser ». Les ministres, élus et la direction Europe du géant japonais du pneumatique devaient se réunir à nouveau « dans deux à trois semaines » afin de  « revoir les différents scénarios, qui sont des scénarios alternatifs à une fermeture de site », selon la ministre.

La direction de Bridgestone avait, elle, indiqué que la fermeture du site de Béthune était  « la seule option » mais également qu’elle réfléchissait à des « projets alternatifs de reconversion du site, avec et sans Bridgestone ».

La première réunion de négociation du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), qui doit durer cinq mois, aura lieu mardi. Dans la zone d’emploi de Béthune-Bruay – une centaine de communes et 280 000 habitants –, l’usine Bridgestone, inaugurée en 1961, est l’un des plus gros employeurs, derrière PSA et Roquette.

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Le Monde avec AFP


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