Economie

Les restaurateurs et patrons de bar proposent des alternatives à la fermeture de leurs établissements

Au Café de Flore, le 2 juin 2020, à Paris.

Un « protocole sanitaire renforcé » plutôt qu’une fermeture pure et simple ? Les professionnels de l’hôtellerie-restauration ont présenté aux autorités sanitaires, dimanche 4 octobre, leurs pistes pour tenter de convaincre que leurs établissements peuvent rester ouverts malgré l’avancée de l’épidémie de Covid-19 dans les zones les plus touchées, alors que le niveau de vigilance pourrait être renforcé lundi 5 octobre dans plusieurs grandes villes, à commencer par Paris.

Voici les mesures envisagées, détaillées dans un communiqué commun des organisations GNI hôtellerie et restauration (représentant les indépendants), UMIH (hôtellerie), SNRTC (restauration thématique et commerciale) et GNC (chaînes hôtelières).

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  • Pas plus d’un mètre de distance entre les tables

La distance actuelle d’un mètre entre les tables constitue « une ligne rouge » pour la profession. « Il en (va) de la survie économique de ses établissements », selon les professionnels du secteur. Une distance d’un mètre entre les tables réduirait la capacité des établissements de 35 % en moyenne tandis qu’une distance de 1,50 mètre la réduirait de 60 %, a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) un porte-parole du GNI hôtellerie et restauration.

En contrepartie, les professionnels ont proposé d’afficher une jauge indiquant la capacité totale d’accueil des établissements (ce qui faciliterait d’éventuels contrôles). Au-delà, les clients devraient attendre à l’extérieur.

Le paiement à table serait aussi rendu obligatoire, pour limiter les déplacements.

  • Jusqu’à huit convives par table

Les professionnels ont refusé de réduire de 10 à 4 le nombre maximal de personnes par table. « La profession ne veut pas descendre sous les huit », a relevé le porte-parole.

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  • Un « carnet de rappel »

Les professionnels ont proposé la mise en place d’un carnet où les clients indiqueraient leurs coordonnées pour pouvoir être éventuellement rappelés par l’agence régionale de santé. Cela serait assorti d’une incitation au téléchargement de l’application StopCovid.

  • Pas de prise de température ni de dépistage systématique

La proposition de prendre la température des salariés et des clients a été refusée lors d’une réunion au ministère de la santé vendredi 2 octobre : il serait difficile de s’assurer que les salariés ont bien pris leur température avant de quitter leur domicile, et le nombre de cas asymptomatiques rendrait la mesure inefficace, a rapporté le porte-parole du GNI. Selon lui, la proposition de « dépister massivement les employés » a également été repoussée vendredi, car de tels dépistages massifs sont réservés au personnel soignant.

  • Pas de distinction entre bars et restaurants

Les organisations professionnelles demandent que les bars en mesure d’appliquer le protocole sanitaire renforcé puissent rester ouverts. Elles estiment dans leur communiqué que « le seul critère » qui doive être pris en compte pour décider de l’ouverture d’un établissement (restaurant, brasserie ou bar) est « sa capacité à respecter le protocole sanitaire, et donc à asseoir sa clientèle en respectant les distances de sécurité ».

« Aucun autre critère (classification, consommation ou non de repas ou d’alcool…) ne se justifie d’un point de vue sanitaire », estiment-ils. Selon le porte-parole du GNI, cette solution éviterait de mettre en place des « usines à gaz ».

Le gouvernement doit désormais décider s’il reprend tout ou partie de ces propositions, ou s’il privilégie la fermeture pure et simple des bars et restaurants dans les zones classées en état d’alerte maximale comme à Marseille.

Le Monde avec AFP


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