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Alaphilippe, l’incroyable erreur

Une semaine après son titre mondial, Julian Alaphilippe a cru qu’il allait s’offrir Liège-Bastogne-Liège, la doyenne des Classiques. Mais le Français a levé les bras trop tôt, laissant la victoire à Primoz Roglic. Il a ensuite été déclassé pour avoir fait une vague lors du sprint.

La douche froide. Heureux comme jamais il y a une semaine, lors de sa victoire aux championnats du monde, Julian Alaphilippe a failli s’offrir l’une des plus belles classiques qui manque à son palmarès, la Doyenne, Liège-Bastogne-Liège.

Tout s’est joué dans un sprint entre costauds, où le Français est sorti de sa ligne, ce qui lui vaudra d’être déclassé. Pire, croyant avoir gagné, Alaphilippe a levé les bras trop tôt ce qui avait permis à Primoz Roglic de lui souffler la victoire, de toute façon.

Comme lors des Mondiaux, pourtant, c’est Alaphilippe qui a porté l’attaque décisive, à environ 13 kilomètres de l’arrivée, après la Côte de la Roche aux Faucons. Mais le puncheur français n’a pas réussi à partir seul, emmenant avec lui la révélation Marc Hirschi, et les deux héros slovènes du Tour de France, Roglic et son bourreau Tadej Pogacar.

Alaphilippe se méfiait de Hirschi, qui avait failli le battre à Nice sur le Tour de France. C’est sans doute pourquoi il a dévié de sa trajectoire, dans son sprint, pour passer dans le Suisse. C’est en voyant que le coureur de la Sunweb était battu qu’Alaphilippe a levé les bras, à 10 mètres de la ligne. Il a regardé sur sa gauche, seulement, une erreur de cadet qui a profité à Roglic, revenu par la droite.

Roglic se console avec un Monument

Dans ce dimanche cauchemar, on ne sait pas si son déclassement (il termine finalement 5e) atténuera sa déception d’avoir laissé Roglic revenir, alors qu’il croyait être le premier Français à remporter la mythique belge depuis Bernard Hinault en 1980. Quoi qu’il en soit, Alaphilippe avait sans doute imaginé autre chose pour sa première journée avec le maillot arc-en-ciel, cette tunique que l’on dit souvent maudite en cyclisme. La photo du Français levant les bras avec le maillot irisé va dans ce sens, et fera date, malheureusement pour lui.

Dans cette histoire, Roglic est le grand gagnant du jour, et confirme que tout peut changer d’un dimanche sur l’autre en cyclisme. Il y a deux semaines, il perdait un Tour de France qui lui semblait promis. Le voilà qui se console avec un Monument, et qui peut dire « merci Julian. »

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