Economie

l’offre du management d’Ymagis est retenue par le tribunal

Le tribunal de commerce de Paris a retenu, vendredi 2 octobre, pour la reprise d’Ymagis SA, spécialiste des technologies numériques pour l’industrie du cinéma, l’offre soutenue par la direction de ce groupe. Jean Mizrahi, le PDG, ainsi qu’une dizaine de directeurs de la maison apportent au total 500 000 euros tandis qu’un investisseur financier, Joseph Haddad, le fondateur de Netgem, engage 2,5 millions d’euros à titre personnel. Seule une autre offre concurrente, émanant du groupe Hiventy, spécialisé dans les prestations techniques audiovisuelles, restait sur les rangs pour la reprise de l’entreprise en redressement judiciaire depuis le 30 juin. Hildegarde, l’éditeur du magazine Le Film français, avait retiré son offre fin juillet.

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« Nous allons reprendre tous les actifs d’Ymagis SA et tous les salariés du groupe, à l’exception de neuf d’entre eux », explique au Monde M. Mizrhai. « Soit sept cents à sept cent cinquante personnes réparties dans vingt-cinq pays, selon le périmètre d’activité pris en compte », ajoute-t-il.

Une nouvelle société holding détiendra Ymagis SA, victime de la pandémie qui a mis à l’arrêt la quasi-totalité des salles de cinéma du monde entier pendant plusieurs mois. Son implantation internationale ne l’a pas aidée. Le chiffre d’affaires du premier semestre a ainsi fondu de 48 % par rapport aux six premiers mois de 2019 pour se situer à 39,2 millions d’euros. « Nos activités dépendent à 80 % des salles de cinéma », affirme le PDG du groupe.

« De la trésorerie pour repartir »

Le repreneur conserve les quatre pôles d’activités : CinemaNext pour les services aux exploitants (vente, installation, maintenance, entretien de matériel pour les salles de cinéma), Eclair pour les services contenus (distribution numérique, préservation, restauration), VPF pour les services liés au financement des équipements de projection et Illucity pour la réalité virtuelle. Chacune de ces activités sera désormais structurée de façon autonome.

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L’entreprise, qui n’est plus cotée depuis plusieurs mois, ne reviendra pas en Bourse et quatre de ses filiales restent pour l’heure, sous l’égide du tribunal, en plan de continuation. Elles devraient sortir progressivement de cette procédure. Ymagis SA, qui était déjà en déficit en 2019, le restera cette année. « Il nous reste de la trésorerie pour repartir », assure M. Mizrahi. Le groupe a déjà rééchelonné sa dette et l’avait divisée par deux à la fin de 2019, à 26,8 millions d’euros. Avec la fin de la holding Ymagis SA, tout le poids de la dette financière ne pèsera plus sur les autres entités du groupe, l’actif basculant sur la nouvelle société holding.

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