Economie

En France, la consommation montre des signes de faiblesse

Une femme sort des Galeries Lafayette, à Marseille, le 30 septembre.

Echaudé par la fermeture du jour au lendemain de ses magasins en mars, qui lui avait fait « rater les achats de la période de Pâques », Stéphane Frenkel, directeur général d’HEMA en France, enseigne néerlandaise spécialisée dans les articles pour la maison, a décidé… d’y « installer les produits de Noël dès la semaine prochaine [5 octobre], avec trois semaines d’avance sur les plannings habituels, de manière à ne pas rater les ventes, au cas où ».

Entre les appels récents d’économistes à un confinement préventif et la mise en place de nouvelles mesures de restriction depuis le lundi 28 septembre pour certaines activités économiques dans plusieurs régions, le stress des commerçants s’accroît, ainsi que leur confusion. « On s’est assuré auprès de Bercy que les centres commerciaux n’étaient pas concernés par la mesure consistant, dans les zones d’alerte maximale, à ne pas dépasser 1 000 personnes dans les établissements recevant du public. Car ce n’était pas clair », précise Gontran Thüring, le délégué général du Conseil national des centres commerciaux (CNCC).

Lire la tribune : Esther Duflo et Abhijit Banerjee, prix Nobel d’économie : « Il faut décréter un confinement de l’Avent pour sauver Noël »

Pas clair, non, pour les commerçants situés dans des galeries autour de Marseille, comme aux Terrasses du port, qui ont, dès lundi, reçu un courrier de leur bailleur précisant que la jauge ne devra pas dépasser « 1 000 personnes à l’instant T hors salariés présents au sein du centre » à la suite de « l’arrêté préfectoral n° 0180 pris dans les Bouches-du-Rhône ». A Bercy, on indique que le sujet fera prochainement l’objet de discussions interministérielles pour clarifier la situation. Le ministère de l’économie se montre favorable à appliquer le niveau indicatif de sortie de confinement, qui est de 4 m² par personne, plus adapté qu’un quota, quelle que soit la taille du centre commercial.

« Rechute »

Point d’inquiétude supplémentaire, les Français rechignent à dépenser. Emmanuel Le Roch, délégué général de la fédération du commerce spécialisé Procos, qui comprend 300 enseignes, n’est « pas serein ». Il constate un fléchissement de la consommation depuis la rentrée, après « un été meilleur qu’imaginé ». C’est ainsi qu’en août, le chiffre d’affaires des magasins avait augmenté de 3 % par rapport au même mois de 2019, avec des secteurs très dynamiques. Les magasins de périphérie, conçus à la façon d’un entrepôt, où l’accès est rapide et facile, s’en sont mieux sortis que les autres.

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