Economie

Avec la reprise de l’épidémie de Covid-19, la pratique du télétravail repart à la hausse

Une employée en télétravail depuis chez elle à Nice, le 15 mai.

Le télétravail lié au coronavirus joue les prolongations. Les déclarations du ministre de la santé Olivier Véran, annonçant mercredi 23 septembre la nouvelle carte de France des zones d’alerte au Covid-19, ont contrarié la dynamique du retour sur site des salariés. Chez Orange, le dispositif de recours au télétravail occasionnel vient ainsi d’être étendu à trois jours par semaine en Ile-de-France depuis lundi 28 septembre. Cette modification de l’organisation est applicable à toutes les « zones d’alerte renforcée ». « C’est le patron de la grande région concernée par une zone d’alerte qui décide de ce passage de deux à trois jours », précise Gervais Pellissier, le DRH de l’opérateur téléphonique.

Après avoir eu quelques difficultés, en mai-juin, à faire revenir des salariés anxieux notamment à l’idée de reprendre les transports en commun, les responsables des ressources humaines tentent, depuis, de répondre à la fois aux objectifs de santé et de performance. A la sortie du confinement le 11 mai, les salariés de Rémy Cointreau avaient repris en télétravail, mais, dès le 8 juin, l’alcoolier leur demandait de revenir sur site au moins deux jours par semaine, avec un maximum de 50 % de l’effectif présent. Et, depuis le 22 juin, le mot d’ordre au siège était devenu : « Présentiel total ».

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« Jusqu’à aujourd’hui, il n’y avait plus de télétravail lié au Covid, explique Marc-Henri Bernard, le DRH de Rémy Cointreau. Mais à la suite des recommandations d’Olivier Véran de faire du télétravail autant que possible, on a rétabli le dispositif du 8 juin. Des salariés commençaient à s’inquiéter, ne comprenant pas pourquoi des entreprises poursuivaient le télétravail et pas nous. » En cette rentrée, les directions des ressources humaines étaient en pleine réflexion sur une nouvelle norme du télétravail hors-Covid. Elles s’apprêtaient à négocier voire à adopter une organisation du télétravail partiel, intégrant les acquis de la période de crise. Orange, Axa, BNP Paribas, Rémy Cointreau, la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), etc., la renégociation du télétravail hors-Covid était pour beaucoup à l’ordre du jour dès septembre.

Impératif de production

« On a cherché à froid à organiser un retour progressif en maintenant du télétravail trois jours par semaine. On réfléchit à un nombre volant de 80 jours de télétravail par an mis à disposition de tous les salariés. Mais combien de jours peut-on imposer sur site ? », s’interrogeait Jérôme Friteau, le DRH de la CNAV le 15 septembre aux Rencontres RH du Monde. Une entreprise du luxe envisageait d’imposer un jour de présentiel fixe pour faciliter la tenue du comité de direction.

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