Economie

L’entreprise Gfi devient Inetum

Vincent Rouaix, PDG d’Inetum.

Les consommateurs seraient-ils toujours aussi friands aujourd’hui de M&M’s si la confiserie avait gardé son nom original de Treets ? Orange est-il perçu comme plus moderne depuis qu’il ne s’appelle plus France Télécom ? Le changement de nom d’une marque constitue toujours une étape importante – et risquée – dans la vie d’une entreprise. C’est pourtant le pas que vient de franchir l’entreprise française de services du numérique (ESN) Gfi, qu’il faudra appeler, dès vendredi 2 octobre, Inetum.

Un nom inspiré du mot « incrementum », « croissance » en latin, qui dit les ambitions de cette société qui a réalisé 2,3 milliards d’euros de chiffres d’affaires en 2019. Mais aussi sa volonté d’héberger sous une marque unifiée la multitude d’entités qui la compose, Gfi ayant multiplié les rachats depuis dix ans, soit pour acquérir de nouvelles compétences, soit pour s’ouvrir les portes de marchés étrangers.

Son dernier grand coup a été de mettre la main en 2020, pour un montant non divulgué, sur IECISA (Informatica El Corte Ingles, 700 millions de chiffres d’affaires), la branche de conseil en technologie de la célèbre chaîne de grands magasins espagnols. Suite à cette opération, les effectifs du groupe ont été portés à 27 000 personnes reparties dans 26 pays dans le monde.

« Ce changement de nom concrétise la transformation de l’entreprise ces dix dernières années et vise à créer une dynamique pour tous nos salariés », Vincent Rouaix, PDG de l’entreprise

« Ce changement de nom concrétise la transformation de l’entreprise ces dix dernières années et vise à créer une dynamique pour tous nos salariés », estime Vincent Rouaix, arrivé aux commandes de l’entreprise en 2009. Avec un objectif clair : faire entrer l’entreprise dans le top 5 des acteurs du secteur dans tous les grands marchés où elle intervient. C’est déjà le cas en Espagne et en Belgique, par exemple, où se trouve en 3e et 4e position.

Bien sûr, la société n’a pas la prétention de rivaliser avec des géants tels que Capgemini ou Atos, mais elle compte sur ses propres forces pour continuer à grandir. Elle ne se présente pas comme un simple prestataire de service mais comme un partenaire capable d’aider ses clients à profiter de la révolution du big data. Pour ce faire, elle a développé toute une gamme de produits voués aux problématiques spécifiques des administrations, des banques, des assurances, de la santé, de la smart-city… et même développé un certain nombre de logiciels propriétaires.

Inetum compte aussi sur sa nouvelle identité pour mieux refléter sa dimension internationale que ne portait guère Gfi, acronyme de Groupement français d’informatique… L’international, qui représente aujourd’hui 55 % de son chiffre d’affaires, revêt d’ailleurs une importance toute particulière ces derniers temps, puisque selon Vincent Rouaix, la France est celui de ses grands marchés qui tarde le plus à redémarrer.


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