Economie

Catherine MacGregor, nouvelle directrice générale d’Engie

Catherine MacGregor va remplacer Isabelle Kocher  comme directrice générale d’Engie.

Isabelle Kocher a une successeure, comme le souhaitait l’Etat actionnaire. Selon nos informations, le conseil d’administration d’Engie, qui se réunit dans l’après-midi du vendredi 2 octobre, a prévu de nommer Catherine MacGregor comme directrice générale d’Engie, sept mois après le départ de sa prédécesseure. Alors que Mme Kocher était la seule femme patronne d’une entreprise du CAC 40, Bercy avait à cœur d’effacer les critiques sur son éviction mouvementée, teintée pour certains de misogynie, en promouvant à nouveau une dirigeante.

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Pour une fois, il y avait donc trois femmes et un seul homme dans le dernier carré des candidats présentés au comité des nominations il y a quelques jours, après avoir été auditionnés par les cabinets Korn Ferry et NB Lemercier & Associés. Catherine MacGregor a été préférée à Gwenaelle Avice-Huet, directrice générale adjointe d’Engie, chargée des énergies renouvelables, Catherine Guillouard, PDG de la RATP, et Laurent Guillot, directeur général adjoint de Saint-Gobain. Si le Covid-19 explique en partie la longueur de ce processus, Jean-Pierre Clamadieu, président d’Engie, a été suspecté de prendre son temps afin d’asseoir son pouvoir au sein de ce groupe de 171 000 personnes.

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Cette centralienne de 48 ans a passé
vingt-trois ans chez le géant international des ­services pétroliers Schlumberger

Loin du parcours « politique » dans les cabinets ministériels et la haute fonction publique, cette centralienne de 48 ans a passé vingt-trois ans chez le géant international des ­services pétroliers Schlumberger, avant de rejoindre son concurrent, TechnipFMC, en juillet 2019. Elle devait diriger l’entité installée à Paris, ­Technip Energies, issue d’une scission du parapétrolier franco-américain. C’est la raison pour laquelle elle avait décliné, dans un premier temps, l’approche de M. Clamadieu. Mais cette opération a été différée sine die en raison de la pandémie de Covid-19 et de la crise pétrolière. En 2018, la Française avait déjà été pressentie pour diriger le fabricant de câbles Nexans.

Si elle connaît le monde de l’énergie, c’est plutôt du côté du pétrole et du gaz qu’elle a acquis une solide expérience de terrain, quand l’avenir d’Engie s’inscrit dans la montée en puissance des énergies renouvelables. « C’est un pur produit “Shlum”, qui est une référence en matière de gestion des ressources humaines. Catherine MacGregor a une bonne cote dans notre milieu, du talent managérial, une forte ouverture sur l’international », souligne un expert du monde pétrolier.

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