Economie

les oppositions peu convaincues par le budget 2021

Le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire (à gauche), et le premier ministre, Jean Castex, à l’Elysée, le 28 septembre.

Priorité à la relance avec pour objectif d’effacer d’ici deux ans les effets de la crise sanitaire : le projet de budget 2021, dévoilé lundi 28 septembre par le gouvernement, n’a pas convaincu l’opposition, à droite comme à gauche de l’échiquier politique.

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Le député Les Républicains (LR) Eric Woerth, qui occupe la présidence de la commission des finances de l’Assemblée nationale, a critiqué un « exercice assez confus ». L’élu de l’Oise juge notamment que tout est « mélangé », « la relance de moyen terme et des mesures d’urgence ».

« Le gouvernement aurait dû clairement identifier différents scénarios en fonction de l’évolution de l’épidémie » de Covid-19, a souligné l’ancien ministre du budget, à l’occasion d’un point presse téléphonique.

Même s’il est favorable aux mesures de compétitivité des entreprises présentes dans ledit budget, Eric Woerth aurait également souhaité « des incitations à la consommation ciblées pour faire sortir l’épargne de précaution » des Français.

« Cela aurait pu être des bons de réductions type Ticket Restaurant, pour accrocher certains types de consommation de produits ou de services non importés », a-t-il ainsi fait valoir.

Eric Woerth a répété qu’il voterait, comme le reste de son groupe, en faveur de la « mission budgétaire spécifique » consacrée au plan de relance dans ce budget 2021, ce qui ne vaut pas quitus pour l’ensemble du projet dans lequel il figure.

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« Une politique unijambiste »

A gauche, les députés socialistes déplorent, quant à eux, des « mesures injustes » et un projet de budget « qui ne répond pas à l’urgence de la crise ni ne prépare l’avenir ».

« Ses mesures sont insuffisantes », déclarent-ils dans un communiqué, avec « seulement 35 des 100 milliards d’euros du plan de relance inclus », selon leurs calculs.

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En outre, ces mesures « arrivent trop tard ». « Il aurait fallu agir dès le début de l’été », estiment les élus socialistes, qui déplorent par ailleurs l’absence de dispositions pour « soutenir le pouvoir d’achat » des « plus pauvres ».

Eux plaident pour une « contribution supplémentaire des plus aisés », par le rétablissement de l’impôt sur la fortune (ISF) notamment. Le gouvernement « s’entête dans une politique unijambiste de l’offre en totale inadéquation avec un objectif de relance à court terme », conclut leur communiqué.

Dans le groupe Ecologie démocratie solidarité (EDS), surtout composé d’anciens membres de l’aile gauche de La République en marche, on critique un budget qui « manque en partie sa cible ». Les « aides » aux entreprises ne sont « conditionnées à aucune contrepartie », qu’elle soit écologique ou sociale, pointe EDS.

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Le Monde avec AFP


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