Politiques

deux mois après l’explosion, la crise politique complique la reconstruction


Samedi 26 septembre, le Premier ministre libanais a jeté l’éponge, affirmant qu’il lui était impossible de former un gouvernement. Emmanuel Macron n’a pas caché sa colère, dimanche, déclarant qu’il avait “honte” pour les dirigeants du pays. “Il a également parlé de ‘trahison collective’, de corruption des dirigeants libanais, de la terreur que ferait régner, selon lui, le Hezbollah”, précise Jeff Wittenberg, en direct du palais de l’Élysée à Paris, dimanche soir après la déclaration du président.

Deux mois après l’explosion qui a dévasté Beyrouth, les toitures éventrées n’ont pas été réparées. Certaines rues n’ont même pas encore été déblayées. L’appartement de Nabil Nahed a été ravagé et sa vie a basculé. “J’ai perdu deux voitures, ma maison, mon travail, il ne reste rien”, confie-t-il. Au chômage, il n’a pas les moyens ni de réparer, ni de remeubler son appartement. Depuis la catastrophe, Nabil Nahed attend une aide qui ne vient pas. Il faudrait au Liban près d’1,7 milliards d’euros pour reconstruire en urgence, mais l’État n’a plus d’argent.

Mercredi, le président libanais appelait l’ONU à l’aide, affirmant que les 250 millions d’euros qui doivent être distribués aux associations ne suffiraient pas à sauver le pays. Mais pour obtenir plus d’aides internationales, le Liban doit se réformer, un objectif loin d’être atteint. Dimanche, Emmanuel Macron donne quatre à six semaines supplémentaires pour trouver une sortie à cette crise politique.

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