Economie

remontés contre les mesures du gouvernement, les cafetiers réclament un sursis ou de nouvelles aides

Devant un restaurant, à Paris, le 23 juillet.

Mercredi 23 septembre, en début de soirée, les tenanciers de cafés et restaurants ont pris deux coups derrière la tête, l’un après l’autre. D’abord, durant la conférence du ministre de la santé, Olivier Véran ; ensuite, devant la météo. L’été indien est terminé, les ondées vont lessiver les terrasses étendues qui portaient l’activité depuis le déconfinement.

Dans l’agglomération d’Aix-Marseille et en Guadeloupe, déclarées zones d’alerte maximale par le gouvernement, bars et restaurants fermeront samedi 26 septembre. Dans onze métropoles en alerte renforcée – toutes les plus grandes de France hormis Nantes et Toulon –, les bars devront fermer dès 22 heures à partir de lundi 28 septembre. Voire plus tôt, si le préfet le décide. Pour eux aussi, le couperet d’une deuxième fermeture n’a jamais été si près de tomber. Il dépendra de l’évolution de la situation sanitaire dans leur ville. Certains gérants, dont la quasi-totalité du chiffre se fait en soirée, devraient anticiper la décision, fermer leurs portes et se remettre sous le parapluie des mesures d’aide gouvernementales.

L’intérieur des bars et la consommation d’alcool en soirée sont considérés comme des vecteurs de propagation du virus et des mesures similaires ont été adoptées ces dernières semaines au Royaume-Uni et dans plusieurs localités espagnoles, dont Madrid.

Le secteur réclame la suspension, Le Maire promet des aides

Un peu partout en France, ces dernières semaines, les préfectures avaient déjà imposé des fermetures plus précoces aux bars, parfois uniquement le jeudi, jour des soirées étudiantes. Suscitant déjà les mêmes réactions d’inquiétude – pour leur survie –, de colère – contre les collègues n’ayant pas fait appliquer les gestes barrières – et de dérision – « le virus commence à circuler à 23 heures ? ». Mercredi soir, les maires de Paris et Marseille, Anne Hidalgo (PS) et Michèle Rubirola (EELV), sont venues au soutien des cafetiers. Le premier adjoint à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, s’est inquiété de ce que « les gens se déportent dans des lieux moins contrôlés », un argument employé par la filière.

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Jeudi 24 septembre, lors d’une conférence téléphonique avec le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, les représentants du secteur ont plaidé pour une suspension de la mesure. « On ira jusque devant les tribunaux, clame Didier Chenet, président du Groupement national des indépendants hôtellerie & restauration (GNI-HCR). Et si les mesures devaient s’appliquer, nous demandons une compensation intégrale du coût des fermetures. » Selon M. Chenet, le ministre s’est engagé à présenter, dans les vingt-quatre heures, de nouvelles mesures de soutien, qui pourraient porter sur les cotisations sociales et fiscales, le report des loyers et un accès simplifié au fonds de solidarité de 1 500 euros par mois. « La colère gronde, des manifestations sont en train d’être organisées, s’inquiète M. Chenet. On a affaire à des gens qui n’ont plus aucun espoir. Cette mesure va nourrir tous les mouvements populaires et populistes. »

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