Politiques

16 000 jeunes sont suivis en France, “et non pas 40 000 comme j’ai pu le lire”, assure Gérald Darmanin


Pour le ministre de l’Intérieur, il y a 16 000 mineurs isolés en France, et non 40 000. Gérald Darmanin appelle sur France Inter à une “solidarité européenne” sur la question migratoire.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, évoque mercredi 23 septembre sur France Inter le chiffre de “16 000 mineurs isolés” en France, contredisant les chiffres avancés par Le Figaro. “C’est 16 000 et non pas 40 000, comme j’ai pu le lire, qui sont inscrits et que suivent notamment les départements”.

“Il y a à Paris, à Bordeaux, dans plusieurs grandes villes de France, des mineurs isolés qui viennent d’Algérie, qui viennent du Maroc, chacun connaît la difficulté notamment des mineurs isolés marocains à Paris”, poursuit le ministre de l’Intérieur. “Le président de la République, depuis longtemps, s’occupe de ce sujet, notamment dans une relation diplomatique avec nos amis marocains et nos amis algériens. Je me rendrai au Maroc et en Algérie. J’y travaille beaucoup avec Jean-Yves Le Drian, c’est une question à la fois de sécurité, de protection de l’enfance et de diplomatie, et nous devons absolument régler ce problème au niveau européen”, estime Gérald Darmanin.

Alors que la réforme de la politique migratoire européenne doit être présentée mercredi 23 septembre, le ministre de l’Intérieur estime que “la question migratoire ne se règle qu’au niveau européen”. “Nous souhaitons toujours une solidarité européenne. Il n’y a pas de raison que seules l’Italie, la France et l’Allemagne, la Grèce se partagent cette solidarité”, continue-t-il.

La présidente de la Commission européenne, Usula von der Leyen, s’est prononcée pour la fin du règlement Dublin, qui confie la responsabilité des demandeurs d’asile au premier pays d’entrée dans l’UE. “Ce qui est sûr, c’est que Dublin, ça ne fonctionne pas bien. 80 000 demandes d’asile en France en 2015, 130 000 l’année dernière”, souligne le ministre de l’Intérieur.

“Ce que nous souhaitons, c’est qu’aux frontières de l’Union européenne, nous puissions aider les pays comme l’Espagne, comme l’Italie, comme la Grèce, comme Malte, peut-être même comme la France, nous sommes évidemment un pays méditerranéen, à avoir davantage de moyens pour que les demandes se fassent dans ces pays”, ajoute Gérald Darmanin. “Que l’on puisse arriver en Espagne, on puisse arriver en Italie, faire une demande pour la France, mais rester en Espagne et en Italie dans les centres d’accueil, en attendant d’avoir vite son traitement.”




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