Economie

Il faut « optimiser la prise en charge financière des catastrophes climatiques »

Tribune. Alors que la planète va connaître de plus en plus de catastrophes climatiques, la prise en charge financière des victimes de ces catastrophes doit être optimisée. L’innovation technologique permettra d’atteindre cet objectif, à travers le développement de l’assurance « paramétrique ».

L’assurance paramétrique permet de déclencher l’indemnisation d’un sinistre lorsqu’un indice dépasse un seuil fixé à l’avance et vient constater une anomalie climatique. Pluviométrie, vitesse du vent, hauteur des vagues ou niveau des températures sont parmi les innombrables paramètres qui peuvent être utilisés. Pour tous les secteurs d’activité, la règle est identique. Seules les données qui déclenchent l’indemnisation sont différentes.

Le fonctionnement est simple : le contrat fixe le montant de l’indemnisation, un indice scientifique neutre sert de paramètre, une indemnisation automatique est versée en quelques jours, si l’indice dépasse le seuil fixé dans le contrat. L’assurance est flexible, transparente et rapide. Il n’y a plus d’expertise, ni aucune ambiguïté autour de la garantie. Les primes sont ajustées aux risques. L’assurance est ainsi personnalisée. La différence est notable avec le système traditionnel qui traite globalement, avec peu de souplesse et de manière quasi-identique, les assurés.

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La croissance de ce type d’assurance est constante, les exemples de plus en plus nombreux. D’abord dans les pays en développement, avec des couvertures contre la sécheresse en Ethiopie, les typhons aux Philippines ou les pluies torrentielles en Jamaïque. Puis dans le reste du monde, afin de lutter contre des périls aussi divers que la grêle pour les agriculteurs ou le secteur automobile, le gel pour les viticulteurs, des niveaux d’eau inadaptés pour le transport fluvial ou l’activité hydroélectrique.

Un seuil de déclenchement cohérent

Le développement de l’assurance paramétrique aurait été impossible sans les outils qui permettent aujourd’hui d’avoir une connaissance plus fine des événements climatiques. Les données météorologiques peuvent être obtenues à l’échelle d’une parcelle de terrain en y installant sa propre station et ainsi avoir l’avantage de la précision. Des capteurs connectés peuvent notifier en temps réel des dépassements de hauteur d’eau, par exemple, et fournir une information immédiatement exploitable.

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La précision actuelle des images satellites est un atout considérable pour étudier les anomalies climatiques et comprendre les phénomènes associés, tels que les hauteurs de vagues dans les tempêtes. Des milliers de données sont aujourd’hui collectées pour modéliser les risques de catastrophes climatiques et constituer des scénarios potentiels d’événements. Le risque est mieux circonscrit, parfois au lopin de terre près, ce qui est déterminant pour l’assurance paramétrique.

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