Economie

Le nouveau patron de Renault réorganise le groupe autour de ses marques

Le directeur général de Renault, Luca de Meo, à Paris, le 7 juillet.

Décidément, les Français auront fait l’actualité de la formule 1 (F1), dimanche 6 septembre : première victoire d’un tricolore en F1 depuis vingt-quatre ans grâce au jeune Normand Pierre Gasly, arrivé en tête au Grand Prix d’Italie, et annonce choc, quelques heures avant, que l’écurie Renault change de nom en 2021 pour désormais s’appeler Alpine.

Luca de Meo, le nouveau directeur général de Renault, était présent dimanche sur le circuit automobile de Monza, au nord de Milan, pour assister à ce double événement. Et si le patron de nationalité italienne, arrivé à la tête du groupe au losange en juillet, n’a rien à voir avec la victoire du jour, en revanche, le remplacement de Renault-F1 par Alpine-F1 porte bien son empreinte. C’est même le premier effet concret du nouveau Renault version De Meo.

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Jeudi 3 septembre, le nouveau patron avait annoncé en personne, dans un entretien au Point, une réorganisation du modèle économique du groupe, désormais édifié autour de quatre marques plutôt qu’à partir des grandes régions géographiques. Ces quatre unités d’affaires sont Renault, Dacia et Alpine auxquelles s’ajoute une autre consacrée aux nouvelles mobilités (autopartage et VTC).

« Davantage focalisés sur le client »

« Il y aura un patron par marque. Cela va nous permettre d’être davantage focalisés sur le client. Les consommateurs n’achètent pas un groupe transversal, ils achètent une marque », a expliqué M. de Meo. Il pilotera lui-même l’unité Renault. Denis Le Vot, directeur commercial, sera à la tête de Dacia, consacré aux voitures à bas coût. Cyril Abiteboul, le directeur de Renault Sport, prendra Alpine, en mauvaise posture, afin d’en faire une griffe de sport premium. Enfin, Clotilde Delbos, directrice générale ajointe, créera celle consacrée aux nouvelles mobilités.

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Priorité au marketing, donc. Et à la rentabilité, alors que l’ex-Régie a annoncé une perte record de 7 milliards d’euros au premier semestre. L’idée est de travailler l’image de chacune des griffes pour en rehausser la valeur et donc le prix de vente des modèles et services. Une stratégie que M. de Meo a mise en place avec succès, lors de sa carrière, en particulier chez Fiat et chez Seat.

Signe de l’urgence de la question financière, M. de Meo a aussi annoncé, vendredi 4 septembre, la nomination d’un « M. Performance économique ». Il s’agit de Nicolas Maure, un cadre expérimenté de la maison, désormais chargé de superviser « le retour à un niveau satisfaisant de profitabilité d’ici à 2022 ».

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