Economie

Après le coup d’arrêt marqué par le Covid-19, les offres d’emploi reviennent doucement

« Malgré la timide reprise amorcée à la fin du deuxième trimestre, les entreprises sont encore secouées par la crise sanitaire et ses conséquences économiques. »

Le chiffre vient s’ajouter à la longue liste des indicateurs qui éloignent un peu plus la perspective d’un retour à la normale. Selon une étude publiée par Pôle emploi mi-août, le nombre d’offres d’emploi diffusées par l’opérateur public en juin était inférieur de 15 % à son niveau du février : 1,4 million d’offres ont ainsi été diffusées au deuxième trimestre contre 2,1 millions au premier (un total qui approchait celui du dernier trimestre 2019, malgré les deux semaines de confinement de mars), soit des intentions d’embauches en retrait de 25,6 % d’un trimestre sur l’autre.

Les CDI, qui représentent deux tiers du total des annonces, étaient en recul de 19 % en juin par rapport à février (402 000 contre 494 000).

Malgré la timide reprise amorcée à la fin du deuxième trimestre, les entreprises sont encore secouées par la crise sanitaire et ses conséquences économiques. Le total des offres ayant transité par Pôle emploi en juin (celles recueillies par l’opérateur public et celles de ses partenaires privés) est deux fois plus important que celui enregistré en avril, au plus fort de la crise. Mais le niveau du mois de janvier semble encore loin.

Réduction drastique des CDD très courts

Au deuxième trimestre, les contrats très courts ont été en proportion les plus affectés par la baisse du volume d’offres. En juin, le nombre d’annonces concernant des CDD de moins d’un mois a ainsi diminué de moitié par rapport à février, passant de 10 000 à 5 000.

En revanche, les propositions de CDD de plus d’un mois voient leur nombre augmenter par rapport à février, d’environ 10 % (pour un total de 120 000 offres).

En ce qui concerne l’intérim et les contrats saisonniers, sur la même période, la baisse est de 17 %, mais elle s’applique sur une cohorte plus importante (141 000 offres en février, 117 000 en juin). Une chute spectaculaire due au fait que les secteurs fortement demandeurs de ce type de contrats (hôtellerie-restauration, tourisme, spectacles…) tournaient encore au ralenti en juin.

Le secteur de la santé résiste

Si presque tous les secteurs ont été touchés par cette raréfaction des offres au 2e trimestre, tous ne l’ont pas été de la même manière. Ainsi, entre les premier et deuxième trimestres, la chute a été vertigineuse dans le secteur hôtellerie-restauration-tourisme (-54 %) et dans le spectacle (-46 %), tout comme dans la communication et les médias (-39 %) ou le commerce (-38 %)

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