Economie

comment se répartissent les 30 milliards pour la transition écologique

Chantier de modernisation d’une ligne de train à grande vitesse, près de Tonnerre (Yonne), le 24 août.

Un tiers environ du plan de relance présenté, jeudi 3 septembre, sera consacré à la transition écologique, ou encore au « verdissement de l’économie », soit une trentaine des 100 milliards d’euros annoncés sur la période 2020-2022.

Ces 30 % consacrés à cette « accélération sans précédent » de la transformation écologique, selon les mots du gouvernement, correspondent de fait aux 30 % qui doivent être attribués à la lutte contre le réchauffement climatique, selon les critères du plan de relance européen présenté en juillet.

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La volonté affichée est de « couvrir tous les champs d’activité les plus émetteurs de gaz à effet de serre » et de rendre ce plan cohérent avec les objectifs climatiques de l’Accord de Paris de décembre 2015.

Sans surprise, les plus grosses sommes seront investies dans les transports (11 milliards d’euros), l’énergie (9 milliards) et la rénovation énergétique des bâtiments (7 milliards). A cela, il faut ajouter les mesures dédiées à la transition agricole (1,2 milliard d’euros), ou encore 250 millions pour la mer (verdissement des ports, aquaculture, pêche…).

Transports et rénovation énergétique

Si leur affectation n’est pas encore très détaillée, les principales cibles sont connues. Pour le volet transports – intitulé « infrastructures et mobilités vertes » –, le grand gagnant est le rail avec 4,7 milliards d’euros qui iront sur le fret ferroviaire, les petites lignes et les trains de nuit, l’aide pour la rénovation du réseau, etc.

Les « mobilités du quotidien » emportent 1,2 milliard d’euros dont une partie servira à accroître l’usage du vélo (pistes cyclables, plan entretien), le reste profitant au développement des transports en commun. La voiture n’est pas oubliée avec 1,9 milliard pour les aides à la conversion vers des « véhicules propres » et le système de bonus-malus, sans oublier le parc de l’Etat (180 millions).

Le plan de relance va consacrer une somme importante à la rénovation énergétique, que ce soit celle des bâtiments publics (gendarmerie et police, palais de justice, préfectures, écoles, universités…), avec 4 milliards d’euros, ou celle des bâtiments privés (2 milliards), avec l’extension de la prime Rénov’à tous les Français à partir du 1er janvier 2021, notamment aux propriétaires bailleurs et aux copropriétés, ce que réclamaient les associations.

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Sur l’énergie, un gros paquet va financer la filière hydrogène, 2 milliards (et 7 milliards annoncés jusqu’en 2030). Le nucléaire bénéficiera pour sa part de 200 millions pour l’aide à la sous-traitance ou le « développement des compétences », auxquels s’ajouteront quelque 200 millions du Programme d’investissements d’avenir pour soutenir la recherche et développement de la filière.

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