Economie

Plus d’un an après sa mise en ligne, le fichier officiel des prix de l’immobilier reste méconnu

Pour connaître les prix de l’immobilier, une base de données de l’administration est disponible depuis avril 2019.

Savoir exactement combien vos voisins ont vendu leur maison ou leur appartement pour mettre en vente le vôtre au juste prix, connaître précisément le montant à proposer pour une acquisition : c’est, en principe, possible depuis un peu plus d’un an.

Lancé en avril 2019 par la direction générale des finances publiques (DGFIP), un fichier accessible au public regroupe toutes les transactions enregistrées ces cinq dernières années. Les prix sont accessibles dans les départements et les régions d’outre-mer, sauf à Mayotte, mais pas en Alsace-Moselle où les règles d’enregistrement sont différentes.

Pour connaître les prix qu’on souhaite consulter, il est possible de rentrer l’adresse https://app.dvf.etalab.gouv.fr/dans votre navigateur de recherche. Il est aussi possible d’obtenir ces informations en se connectant à son espace personnel sur le site des impôts (www.impôts.gouv.fr) et en renseignant l’espace « rechercher des transactions immobilières ». Cette transparence avait pour but de mettre fin à l’opacité du marché immobilier pour l’assainir et gagner en fluidité.

« La mise en place de cette base est une avancée et la transparence progresse, mais il reste encore beaucoup de progrès à faire », pense Bertrand Gstalder, directeur général du Groupe SeLoger.

Premier problème qui tient à la base elle-même : elle renvoie à un fichier à télécharger complexe et difficile à manier pour un particulier.

De plus, les informations données sur le logement vendu sont souvent parcellaires. « Si le logement est vendu avec un parking, on ne le sait pas car la base indique simplement dépendance, qui pourrait être aussi une cave », regrette Corinne Jolly, présidente de PAP (De Particulier à particulier).

S’il s’agit d’un immeuble, l’étage auquel est situé le logement vendu n’est pas indiqué. Résultat : pour savoir de quel logement il s’agit, il faut souvent procéder par déduction et bien connaître l’immeuble ou la maison dont il est question.

Base incomplète

De plus, certains prix semblent incohérents. En principe, ils sont nets, c’est-à-dire hors frais d’agence immobilière et droits de mutation (appelés « frais de notaire »). Or, en consultant la base, on se rend compte que le prix inclut parfois les honoraires de l’agence, ce qui rend les comparaisons entre deux biens difficiles. « Il manque l’année de construction du bâtiment, qui est fondamentale dans une estimation », affirme également Corinne Jolly, qui parvient néanmoins à récupérer cette information par l’espace personnel de contribuables impôts.gouv.fr.

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