Economie

Des députés du groupe Ecologie Démocratie Solidarité réclament un plan de relance « durable et solidaire »

Les membres du groupe Ecologie Démocratie Solidarité, Guillaume Chiche, Annie Chapelier, Aurelien Tache, Sebastien Nadot et Matthieu Orphelin, à Paris, le 19 mai.

Quinze députés du groupe Ecologie Démocratie Solidarité, dont leur coprésident Matthieu Orphelin – ex-La République en marche (LRM) –, demandent, dans une tribune publiée dans Le Journal du dimanche du 30 août, que le plan de relance, qui sera dévoilé jeudi par le gouvernement, soit « durable et solidaire ».

Alors que le gouvernement a déjà esquissé les grandes lignes de son futur plan de relance de 100 milliards d’euros, il « apparaît néanmoins encore trop imprégné d’un libéralisme conservateur satisfait de trouver l’argent public qui surgit opportunément pour sauver l’économie, mais sans souffrir aucune conditionnalité sociale, fiscale ou écologique », déplorent ces députés, tous ex- « marcheurs », dont également Emilie Cariou, Aurélien Taché, ou encore Cédric Villani.

« Si la crise sanitaire affecte tous nos territoires, c’est dans les quartiers populaires que ses effets sont les plus désastreux. Le plan de relance ne prévoit pourtant rien pour lutter contre les discriminations et les inégalités territoriales », déplorent-ils, alors que « des investissements massifs dans le logement social, l’accès à l’emploi et l’éducation dans les quartiers prioritaires sont nécessaires ».

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« Donner une trajectoire politique à cet argent public »

Ils demandent que les aides versées aux entreprises soient « assorties d’objectifs précis de recrutement dans ces quartiers, où les travailleurs indépendants fragilisés devront être accompagnés ».

« Nous ne pouvons supprimer les “impôts de production” sans toucher aux mécanismes d’optimisation fiscale qui atomisent l’imposition des bénéfices », poursuivent ces parlementaires.

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Et « nous ne pouvons allouer des aides à l’investissement qui seront immédiatement détournées pour alimenter le versement financiarisé de dividendes aux actionnaires. Nous ne pouvons laisser à l’écart de l’effort national les secteurs de la finance et de l’assurance, épargnés par la crise », complètent-ils.

Selon ces députés qui se veulent « indépendants », « il y a urgence à relancer l’économie, mais aussi à donner une trajectoire politique à cet argent public ».

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Le Monde avec AFP


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