Economie

à Marseille, les élus dénoncent un « deux poids deux mesures » avec Paris

La deuxième ville de France maltraitée par un gouvernement qui y impose depuis Paris des décisions sans concertation : tel est le message choisi par Michèle Rubirola, maire écologiste de Marseille, pour sa rentrée politique. Dans le décor de l’Institut hospitalier universitaire du Pr Didier Raoult, la nouvelle maire avait, jeudi 27 août, convié à ses côtés Martine Vassal, sa rivale lors des dernières élections municipales, présidente (Les Républicains) de la Métropole Aix-Marseille Provence et du département des Bouches-du-Rhône. Avec un slogan partagé par les deux élues : « Faire bloc face au virus pour la santé et la sécurité des Marseillais. »

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Marseille tente de juguler un « rebond inquiétant » de l’épidémie pour éviter un « reconfinement local »

Au lendemain de l’entrée en vigueur de l’arrêté préfectoral imposant le port du masque dans tout Marseille et ordonnant la fermeture à 23 heures, dans l’ensemble des Bouches-du-Rhône et jusqu’au 30 septembre, des bars, restaurants et épiceries, Michèle Rubirola a mené une charge contre le gouvernement.

« Si le préfet de région [Christophe Mirmand] a fait preuve d’écoute et de sa volonté de travailler avec les collectivités, ce n’est hélas pas le cas du gouvernement qui décide depuis Paris ce qui serait bon pour notre ville sans entamer le dialogue nécessaire avec les élus et surtout sans nous donner les moyens de faire respecter les décisions qui sont les siennes », a lancé la maire de Marseille.

Suggérant qu’un sort plus doux serait réservé à la capitale dans une situation sanitaire comparable, Michèle Rubirola déplore « un deux poids deux mesures ». « Je l’ai dit à Jean Castex [le premier ministre], je suis prête à le redire », a-t-elle insisté au moment même où celui-ci annonçait l’obligation du port du masque partout dans Paris et justifiait le non-recours à une mesure de fermeture anticipée des bars et restaurants parisiens par des indicateurs plus dégradés à Marseille, notamment le taux de positivité chez les plus de 60 ans.

La maire de Marseille a confirmé que l’option de fermeture des bars et restaurants marseillais à 20 heures avait bien été relayée par le préfet, ainsi que l’hypothèse d’un reconfinement local en cas de nouvelle dégradation de la situation sanitaire. « Mais c’est inenvisageable, s’est-elle insurgée. On nous reconfinerait, mais pourquoi ? »

« Marseille abandonnée par l’Etat »

En déplacement à Marseille, où il s’est rendu à la cellule de crise de l’agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur puis dans un laboratoire indépendant, Olivier Véran, ministre des solidarités et de la santé, s’est dit « étonné » par les déclarations de Mme Rubirola. « Aucune décision n’a été prise à Marseille sans avoir évidemment été concertée, reconcertée avec les élus. Croyez-moi, s’il y a des trous de mémoire, je les lèverai », a-t-il conclu alors qu’il devait rencontrer la maire de Marseille et d’autres élus.

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