Economie

Avec la pandémie, les recettes touristiques de Paris et sa région plongent de 60 %

Au musée du Louvre à Paris, le 23 août.

Ne cherchez pas touristes américains, japonais, chinois, russes voire britanniques qui d’ordinaire se pressent dans les rues de la capitale l’été. La quête serait vaine, en cette étrange année 2020, marquée par la pandémie due au coronavirus.

Paris s’est vidée de ses visiteurs étrangers. Le constat livré par le Comité régional du tourisme (CRT) de Paris Ile-de-France, jeudi 27 août, est sans appel : sur les six premiers mois de l’année, le nombre de touristes a atteint les 9,4 millions à comparer aux 23,7 millions comptabilisés sur la même période de 2019. Une chute de près de 60 %, soit 14,3 millions de visiteurs en moins.

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Quant à l’espoir qu’ils reviennent bientôt arpenter les artères de Paris, s’attabler aux terrasses, faire des emplettes dans les magasins ou visiter les monuments franciliens, il semble s’éloigner. Le premier ministre Jean Castex a annoncé, jeudi, l’extension à l’ensemble de la capitale de l’obligation du port du masque en extérieur. C’était déjà le cas depuis le 15 août dans certains secteurs très fréquentés, comme sur les Champs-Elysées, par exemple.

Le classement, par le gouvernement, de Paris et des Bouches-du-Rhône en zone rouge a conduit l’Allemagne puis la Belgique à déconseiller à leurs ressortissants de se rendre dans ces régions. Mi-août, le Royaume-Uni avait déjà décidé d’imposer une quarantaine aux personnes arrivant de France. Or, Jean Castex a encore élargi, jeudi, la liste des départements classés en zone rouge – désormais au nombre de vingt et un –, eu égard aux nombres de cas de Covid-19 détectés.

Le manque à gagner sur le premier semestre pèse lourd

La pandémie a stoppé net l’élan d’une économie touristique francilienne qui tournait à plein régime. Après avoir battu des records en 2019, le début d’année s’annonçait prometteur. Las. La crise du Covid-19 a brisé la tendance à partir de la mi-mars. Et le manque à gagner sur le premier semestre pèse lourd. Il est estimé à 6,4 milliards d’euros, les recettes engrangées totalisant 3,8 milliards d’euros contre 10,2 milliards il y a un an.

L’hôtellerie a, bien sûr, pris la crise de plein fouet. Les nuitées hôtelières sont en repli de 61 % au premier semestre. Et au cours des mois de juin et juillet, plus d’un hôtel parisien sur deux était encore fermé. Certains le sont encore, à l’exemple, du Fouquet’s ou du Marriott sur les Champs-Elysées. D’autres, comme le Crillon, viennent juste de rouvrir.

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