Economie

Devant le Medef, Jean Castex donne des gages aux patrons pour la relance économique du pays

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux (à gauche) et le premier ministre Jean Castex, à Paris, le 26 août.

D’entrée de jeu, Geoffroy Roux de Bézieux a donné le ton. C’est au son de I Will Survive, de Gloria Gaynor, que le président du Medef est monté sur la grande scène dressée devant les tribunes de l’hippodrome de Paris-Longchamp pour ouvrir, mercredi 26 août, l’édition 2020 de la Rencontre des entrepreneurs de France, rebaptisée cette année « Renaissance des entreprises ». Un hymne destiné à appuyer « un message d’optimisme ».

Reconnaissant que, face à la crise engendrée par l’épidémie, « le gouvernement a fait le job », le dirigeant de l’organisation patronale n’en attend pas moins que celui-ci soit au rendez-vous de la « relance de la machine économique ». En mettant en avant deux mots-clés : « confiance » et « stabilité ». « Depuis trois ans, une politique favorable à l’emploi et à l’investissement a été menée, avec succès, a-t-il appuyé. Maintenir ce cap est indispensable. »

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L’hommage rendu à son prédécesseur n’a pas offusqué Jean Castex. Le premier ministre, qui avait été invité à ce rendez-vous de rentrée des chefs d’entreprise avant sa nomination à Matignon, s’est attaché, revêtant les habits de sa nouvelle fonction, à être à la hauteur des attentes formulées, en assumant clairement un plan de relance qui passera par un soutien massif à l’offre et non à la demande. « Les revenus des ménages ont été préservés dans la crise, mieux que chez nos principaux partenaires, a-t-il estimé. La priorité va donc au soutien assumé à l’offre et à l’investissement productif. »

Dans l’immédiat, les dispositifs destinés à préserver l’emploi dans les entreprises confrontées à une réduction d’activité durable vont être étendus. M. Castex a annoncé que « l’activité partielle demeurera ouverte dans ses conditions actuelles au moins jusqu’au 1er novembre et, au-delà, pendant deux ans pour toutes les entreprises couvertes par un accord sur l’activité partielle longue durée ».

En outre, dans les secteurs les plus touchés, comme la culture, le sport, le tourisme ou l’événementiel, l’accès à l’activité partielle, même sans accord, sera maintenu jusqu’à la fin de l’année, où un bilan sera établi. Quant au report au 1er janvier 2021 de l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance-chômage, le premier ministre a tenu à affirmer qu’« il s’agit d’un report (…) et non d’un abandon, car c’est une bonne réforme ».

« Un tiers du budget de l’Etat »

Si le plan de relance ne sera officiellement présenté que jeudi 3 septembre, le chef du gouvernement ne pouvait pas, face à cette tribune patronale, faire l’économie d’en dévoiler quelques pans. Il a insisté sur la « puissance des moyens » qui vont être mis en œuvre : 100 milliards d’euros, « quatre fois plus que le plan de relance de 2008, un tiers du budget de l’Etat ». « Nous nous engageons dans une relance massive de notre économie », a-t-il affirmé.

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