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Deschamps charge la LFP (et le report du match du PSG)

Didier Deschamps s’est étonné du report du match du PSG à Lens dans la foulée de la parenthèse internationale qui s’ouvre ce 5 septembre. Le sélectionneur des Bleus dénonce un enchaînement déraisonnable.

Battu en finale de la Ligue des champions dimanche dernier (défaite 0-1 face au Bayern), le PSG ne se voyait pas enchaîner avec le championnat ce week-end contre Lens. Le club de la capitale a donc sollicité un report de cette rencontre auprès de la Ligue de football professionnel (LFP) – report accepté, avec une reprogrammation au 10 septembre. Soit deux jours seulement après le match de l’équipe de France contre la Croatie au Stade de France.

« La décision de mettre Lens-PSG le jeudi est pour le moins surprenante, voire gênante, s’agace ce mercredi Didier Deschamps en conférence de presse. Ce n’est pas pour critiquer ou commenter la demande du PSG, c’est le fait que la Ligue ait pris cette décision. C’est impossible de jouer deux matches de très haut niveau en 48 heures. Tuchel, il espère qu’une chose, c’est que ni Mbappé, ni Kimpembe ne jouent. J’ai la liberté de faire ce que je veux mais j’ai un peu le sentiment d’être contraint et forcé de ne pas les concerner. Je pourrais utiliser d’autres mots mais ce serait peut-être un peu plus forts, je vais les garder pour moi. »

L’exemple allemand

Après avoir annoncé sa nouvelle liste de 23 joueurs, le sélectionneur national a justifié ses choix en mettant en avant son sens des responsabilités. « Si Pavard, Tolisso ou Coman (sacrés champions d’Europe avec le Bayern, ndlr) ne sont pas là, c’est qu’ils ont des soucis physiques. Ma position est toujours la même: je suis très courtois, vous pouvez me faire confiance, je suis là pour ne prendre aucun risque et je gèrerais les joueurs. Dans un deuxième temps, je parle avec les joueurs, qui sont tiraillés entre les clubs et la sélection. Après, je prends le temps, je réfléchis et je décide. J’ai pris Lucas (Hernandez, ndlr) parce qu’il n’avait aucun problème. »

Et le Bayonnais, au final, de vanter le modèle allemand, qui bénéficie d’une longue trêve hivernale et ne compte que 18 clubs au sein de son élite. « Aujourd’hui, les calendriers sont hyper chargés. A un moment, les joueurs, on tire, on tire… En fin de saison ils arrivent plutôt fatigués, et il faut gérer. Un entraîneur en club, le match qui vient, il faut toujours le gagner. Et pour ça, il vaut mieux avoir les meilleurs joueurs sur le terrain. Regardons ce qui marche bien ailleurs », conclut-il en citant la Bundesliga en exemple.

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