Economie

Bordeaux va imposer le port du masque dans l’ensemble de son centre-ville

A Bordeaux, le 18 juillet 2020.

En Nouvelle-Aquitaine, et plus particulièrement en Gironde, le virus gagne du terrain. « Le taux d’incidence augmente très fortement depuis plusieurs jours, passant de 21,1 à 51,9 pour 100 000 habitants en une semaine », alerte l’agence régionale de santé (ARS) dans son dernier point sur la situation sanitaire, mardi 25 août.

« Le taux de positivité [le nombre de tests positifs rapporté au nombre total de tests réalisés] est également en augmentation atteignant 4,2 % contre 2,3 % la semaine précédente », ajoute l’agence. Trente et un regroupements de cas ou foyers de contamination sont à dénombrer dans la région, dont quatorze à Bordeaux.

Confrontée à une dégradation des indicateurs de suivi de l’épidémie de Covid-19, l’ARS a classé par conséquent la Gironde parmi les zones de « vulnérabilité élevée ». Les Pyrénées-Atlantiques restent en « vulnérabilité modérée » et les autres départements en « vulnérabilité limitée », « avec une vigilance particulière dans le Lot-et-Garonne et la Vienne », précise le communiqué de l’ARS.

« Harmonisation des décisions »

La métropole bordelaise s’apprête, pour sa part, à renforcer les mesures en vigueur. Réunis en visioconférence le 25 août, les maires des 28 communes de la métropole ont réfléchi ensemble à une stratégie « d’harmonisation des décisions », expliquent-ils, en concertation avec la préfecture de la région et l’ARS. Parmi les mesures envisagées, le port du masque pourrait devenir obligatoire dans de nombreux lieux ouverts au sein des municipalités concernées. Un arrêté est à l’étude, et envisage d’imposer le masque sur les marchés couverts et en plein air, mais aussi dans un périmètre de 50 mètres aux abords des écoles.

« Nous sommes favorables à cette décision », assure le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, inquiet de la situation sanitaire dans sa municipalité. Si le port du masque était jusqu’alors obligatoire dans deux artères commerçantes du centre-ville – les rues Porte-Dijeaux et Sainte-Catherine –, l’élu a annoncé qu’il le sera dans l’ensemble du centre-ville à compter du lundi 31 août. « En voyant ce qui s’est passé à Marseille, on a décidé d’étendre le périmètre, dit-il. Ce qui a été déterminant dans la décision, c’est qu’on est à un taux d’incidence sur Bordeaux métropole de 100 pour 100 000 habitants. »

Lire notre reportage à Marseille : « Dans 40 minutes, il faut que tout le monde soit parti »

Ce périmètre du centre-ville pourrait être « élargi à toute la ville » si les conditions venaient à se dégrader davantage. De surcroît, l’écologiste Pierre Hurmic étudie également de près les mesures prises par d’autres départements, comme celles des Bouches-du-Rhône, « qui ont décidé de fermer les bars et les restaurants à 23 heures ». Le maire de Bordeaux l’assure : « Si la situation doit continuer à se dégrader et à devenir inquiétante, nous étudierons également ce genre de possibilités. »

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