Economie

La quasi-totalité des rues de Nantes va être limitée à 30 km/h

La circulation dans la quasi-totalité des rues de Nantes sera limitée à 30 km/h à partir de lundi 31 août pour garantir « une circulation plus apaisée » et favoriser le déplacement des piétons et des cyclistes sur plus de 600 km de voiries.

Le passage à 30 km/h permettra « de renforcer la sécurité de tous, piétons comme cyclistes, mais aussi de réduire les nuisances sonores », a fait valoir la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, mardi 25 août, expliquant que « la sortie du confinement a été l’occasion de repenser les modes de déplacement, notamment pour respecter les règles de distanciation physique ».

Fin décembre 2019, 43 % des rues de Nantes étaient déjà limitées à 30 km/h ou piétonnisées et ce pourcentage va atteindre « plus de 80 %, soit plus de 600 km » à compter de lundi.

Une décision inscrite dans le cadre du « plan piéton-vélo »

« Concrètement, à partir du 31 août, la ville passera en zone 30 km/h et les zones qui resteront à 50 km/h seront des exceptions », résume le communiqué de la mairie, précisant que les axes « accueillant des lignes structurantes de transport en commun (Busway, Chronobus, navette aéroport, lignes express…) ne sont pas concernés par ce changement. »

Cette décision s’inscrit dans le cadre du « plan piéton-vélo » annoncé en mai par Mme Rolland et sera évaluée par les habitants, qui ont jusqu’au 15 octobre pour donner leur avis via un site internet. Les conclusions de cette « évaluation citoyenne » seront présentées fin 2020-début 2021 et « permettront de définir les aménagements à pérenniser, les adaptations à réaliser et les conditions à respecter dans la mise en œuvre d’aménagements futurs », selon le communiqué.

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Nantes n’est pas la première ville à limiter la circulation à 30 km/h. Le 1er janvier 2016, à l’initiative du maire écologiste Eric Piolle, réélu en 2020, Grenoble avait été pionnière dans la généralisation de cette limitation de vitesse.

Après le déconfinement, la plupart des grandes villes de France, pour répondre aux impératifs sanitaires, ont installé des pistes cyclables temporaires, vite surnommées « coronapistes ». Celles-ci tracent des lignes dans l’urgence le long des routes en supprimant généralement une voie au trafic motorisé pour laisser place aux vélos.

Pour préparer l’après-Covid-19 et éviter une hausse massive de la pollution de l’air, le gouvernement avait annoncé le 29 avril un plan de 20 millions d’euros pour promouvoir le vélo. Ce plan compte favoriser la création de pistes cyclables, de places de stationnement temporaires pour les vélos et comprend également un forfait de 50 euros pour la remise en état d’un vélo.

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Le Monde avec AFP


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