Economie

Les hauts et les bas d’une nouvelle production de masques made in France

Des lycées aux bureaux, la rentrée a beau s’annoncer masquée, le risque d’une nouvelle pénurie de protections grand public paraît peu probable. « La grande distribution, les importateurs, les fabricants, les entreprises disposent de stocks importants. On estime qu’il y a sur le territoire 100 millions de masques grand public disponibles à la vente. Il va falloir du temps pour écluser cela », observe Yves Dubief, président de l’Union des industries textiles.

Après les bagarres du mois de mars pour récupérer les précieuses cargaisons sur le tarmac des aéroports, les uns et les autres ont profité du rétablissement des chaînes d’approvisionnement vers la Chine et le Vietnam pour commander à tour de bras. Un peu trop même, car la demande, massive en avril et jusqu’à mi-mai, s’est effondrée depuis.

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Cela ne fait pas les affaires de la toute nouvelle filière de production qui s’est constituée, à partir de début avril, et qui revendique une capacité à fabriquer 25 millions de masques grand public par semaine sur le territoire. De la Bonneterie cévenole aux Ateliers de Vendée, « plus de 500 entreprises ont fait valider leurs prototypes auprès de la Direction générale de l’armement », indique un porte-parole d’Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l’industrie.

Fabriqués au Vietnam

En plus de ces masques lavables en tissu, la production nationale de masques chirurgicaux et FFP2 représente 50 millions d’unités par semaine, contre 3,5 millions il y a cinq mois, a indiqué vendredi 21 août la ministre. Savoy International s’est mis à produire des masques à usage unique à Cluses (Haute-Savoie), Celluloses de Brocéliande à Ploërmel (Morbihan). Pour garantir l’approvisionnement de cette filière, « le comité de sélection a déjà retenu cinq projets de production sur le territoire national » de matériaux filtrants servant à la fabrication de masques chirurgicaux et FFP2, a précisé vendredi sur France inter Mme Pannier-Runacher.

Les métiers à tisser, eux, sont loin de tourner à plein régime. Si Savoir Faire Ensemble, le « groupement qui coordonne les ateliers français » dans la fabrication des produits de protection face au Covid-19, revendique sur son site 1 390 entreprises mobilisées, beaucoup ont jeté l’éponge. Après les belles ventes initiales, certains ateliers ont déchanté dès le mois de juin, face à l’effondrement de la demande. Avec 40 millions de masques invendus dans ses entrepôts, la filière a appelé à l’aide.

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