Economie

« La reprise économique ne conduira à un avenir meilleur que si elle épouse les limites écologiques de la Terre »

Tribune. La pandémie a réduit d’environ 10 % la consommation mondiale des ressources écologiques de la planète, en large part à cause de la chute des transports et du ralentissement des activités dans le secteur du bâtiment. Ce recul massif a repoussé au 22 août, soit trois semaines plus tard que l’an dernier, le « jour du dépassement de la Terre », qui marque, chaque année, la date à laquelle la demande en ressources écologiques (empreinte écologique) dépasse ce que la planète peut renouveler sur l’année entière (biocapacité). Résultat d’une crise mondiale, cette situation n’est pas à confondre avec la transition soigneusement réfléchie dont nous avons besoin pour construire un avenir durable. L’humanité continue de puiser davantage que ce que la nature peut renouveler, puisque nous utilisons jusqu’à 1,6 fois les ressources disponibles, soit l’équivalent de 1,6 Terre.

La priorité est de rendre nos économies compatibles avec notre planète

A l’heure où l’attention et les efforts de tous sont orientés vers la reprise économique, la priorité est de rendre nos économies compatibles avec notre planète en plaçant régénération des ressources, biodiversité, circularité et climat au cœur de nos décisions. La crise sanitaire du coronavirus nous a en effet rappelé une vérité essentielle : nous sommes vulnérables. Malgré toute son ingéniosité, sa résilience, son courage même, l’humanité a été éprouvée par un micro-organisme qui a perturbé, voire détruit, de nombreuses vies à travers le monde. Alors même que nous sommes encore en train de surmonter la tempête, la crise nous a déjà appris que :

  • ignorer le contexte écologique dans lequel nous vivons constitue un risque massif pour la réussite de chacun ;
  • l’humanité constitue une biologie unique et nos destins sont liés ;
  • il est possible d’inverser le cours historiquement ascendant de notre consommation de ressources.

De quoi forger des piliers stratégiques essentiels sur lesquels ancrer, dès aujourd’hui, la transformation de notre économie pour que chacun jouisse, demain, de l’opportunité d’une vie prospère dans le respect des contraintes écologiques de la Terre.

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La reprise économique ne conduira à un avenir meilleur que si elle épouse les limites écologiques de la Terre. Nous avons aujourd’hui l’occasion unique de remodeler nos économies et nos sociétés pour les rendre plus résilientes, plus inclusives et plus collaboratives, et qu’elles prospèrent de manière durable. Nous devons veiller à mettre en place une infrastructure et une économie moins gourmandes en ressources. Rien de moins ne peut assurer le type d’avenir auquel nous aspirons tous, en particulier les plus jeunes d’entre nous.

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