Economie

Les touristes français, pain bénit pour la saison estivale des restaurateurs

« On nous avait prédit une saison catastrophique, mais nous sommes plutôt contents », témoigne Patrick Franchini, propriétaire de l’hôtel-restaurant Au moulin des Ecorces à Dôle, dans le Jura. « Après un début de saison estivale poussif fin juin, on a assisté à une montée en puissance à partir du 8 juillet et depuis, le mouvement ne se dément pas. Nous tablons sur une progression de notre chiffre d’affaires de 2 % en juillet et de 5 % en août par rapport à 2019 », précise-t-il.

Même si M. Franchini met en exergue les points forts de son établissement, un ancien moulin rénové, soit une grande terrasse au bord de l’eau, un coin de campagne en centre-ville, il souligne qu’il n’est pas un cas particulier. En tant que président du syndicat Union des métiers et industries de l’hôtellerie (UMIH) dans le département du Jura, il surveille le pouls de ses confrères restaurateurs. Et, a priori, il s’est aussi accéléré depuis juillet. « Certains affirment avoir des progressions d’activité à deux chiffres, proches des 10 à 12 % », souligne M. Franchini.

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Et pourtant, la pandémie dûe au coronavirus a bousculé la profession. Les tables ont été écartées, le nombre de convives par tablée limité, les serveurs et les cuisiniers contraints de porter le masque. Surtout, les touristes étrangers ne se bousculent guère au portillon de l’Hexagone. « Les Anglais se font rares, de même que les Allemands. Nous avons toutefois des Belges, des Néerlandais et des Suisses », affirme M. Franchini.

Découverte des territoires ruraux

Reste que ce reflux de la clientèle étrangère semble être largement compensé par le flot des touristes français. Ayant pour beaucoup fait une croix cet été sur les destinations lointaines, ils se ruent à l’assaut des différentes régions. « Plus de 70 % des Français sont partis en vacances en France cette année, contre moins de la moitié ordinairement », estime Roland Héguy, président de l’UMIH. Les habituelles zones côtières et les littoraux balnéaires sont plus que jamais prisés. Mais la soif d’évasion ne s’arrête pas là. La découverte des territoires ruraux est au menu des Français déconfinés. « Le Jura jouit d’une image nature et positive, avec une identité forte et où l’on mange bien », se félicite M. Franchini, citant le vin jaune, la truite et le comté, sans oublier le poulet de Bresse, du département voisin de l’Ain.

« Cette année, il y a du monde même dans les endroits perdus du Jura, c’est du jamais-vu », Patrick Franchini, propriétaire d’un hôtel-restaurant

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