Economie

Au Royaume-Uni, le gouvernement incite les clients à retourner au restaurant

Depuis début août, William James et Jo Foulsham écument les restaurants du sud de Londres, près de chez eux. « On a essayé un restaurant japonais, un végan, un pub où on n’était jamais allés… A ce prix, on peut aller dans des endroits qui ne seraient pas abordables d’habitude. »

Les deux Britanniques, qui terminent de déguster des tapas dans un restaurant du quartier de Brixton, profitent à fond de l’une des mesures de relance les plus simples et les plus populaires du gouvernement de Boris Johnson. Pour la durée du mois d’août, du lundi au mercredi seulement, l’Etat prend en charge 50 % du prix des restaurants, dans la limite de 10 livres (11 euros) par personne, alcool exclu. De quoi obtenir un rabais de 40 livres (45 euros) pour une famille de quatre, par exemple, à condition de manger sur place (les commandes à emporter sont exclues).

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Le succès a été immédiat : 35 millions de repas ont bénéficié du programme lors des deux premières semaines d’août. En moyenne, les réductions sont d’un peu plus de 5 livres par personne, soit une facture pour l’Etat qui s’élève à 180 millions de livres (200 millions d’euros) jusqu’à présent. Le coût est relativement mineur par rapport aux 160 milliards de livres (180 milliards d’euros) mis sur la table depuis le début de la pandémie par le gouvernement britannique.

Un impact « positif »

« Quand le programme a été annoncé [début juillet], j’étais sceptique, ça ressemblait un peu à un gadget, explique Nina Skero, directrice du Centre for Economic and Business Research, une société de recherche économique. Mon scepticisme a disparu quand j’ai vu le 3 août [le premier jour] une queue d’une douzaine de personnes attendant pour le déjeuner devant un restaurant où je n’avais vu personne depuis des semaines. »

Du lundi au mercredi, les réservations au Royaume-Uni sont en forte hausse par rapport à la même période l’an dernier, selon des données du site OpenTable

La foule compacte mercredi 19 août au soir à Brixton Village, dans le sud de Londres, confirme la tendance. Dans cet ancien marché couvert, qui abrite désormais des dizaines de petits restaurants, les clients s’agglutinent sur les tables posées dans les couloirs du bâtiment. L’âge moyen ne doit pas dépasser 30 ans, personne ne porte de masque et l’épidémie n’inquiète absolument pas. « C’est ce rabais qui m’a poussé à recommencer à sortir », témoigne Alex Southcombe, qui termine sa soupe de nouilles japonaise.

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