Economie

Fret, nouvelles lignes, trains de nuit… Les pistes de la relance ferroviaire

Le premier ministre Jean Castex, sur un site de la SNCF, le 27 juillet à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne).

Le ferroviaire sera-t-il la locomotive de la reprise ? Il reste une semaine avant que le premier ministre Jean Castex ne dévoile, mardi 25 août, les grands axes du projet de relance de l’économie française. L’objectif du dispositif est de faire repartir la machine France enrayée par l’épidémie de Covid-19. Mais la tonalité devrait être fortement environnementale, dans la continuité du plan de relance européen et des propositions de la convention citoyenne pour le climat rendues publiques le 21 juin.

Logiquement, le transport ferroviaire, peu émetteur de carbone, devrait se voir réserver une place de choix dans ce projet. Le président Emmanuel Macron et M. Castex ont, à plusieurs reprises, évoqué durant l’été cette priorité.

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Peut-être peut-on même s’attendre à un changement de doctrine. Jusqu’ici, sous l’ère Macron, le principe était : on ne se disperse plus dans des projets ferroviaires coûteux, on améliore l’existant qui avait été trop négligé. Le plan de relance pourrait être l’occasion d’inflexions majeures de ce principe. Reste à décider des derniers arbitrages et à définir une enveloppe financière dont les contours devraient donc être dévoilés le 25 août.

En attendant les interférences de Bercy, les services du ministère des transports bûchent sur quatre axes principaux de développement qui devraient bénéficier d’un effort public particulier : le fret ferroviaire, le lancement de nouvelles lignes, les trains de nuit et la sauvegarde des petites lignes régionales.

Tout ceci se fait sous le regard inquiet de la SNCF qui a subi une perte nette de 2,4 milliards d’euros au premier semestre et dont l’année entière pourrait se solder par un trou de 3 milliards à 5 milliards d’euros. Evidemment, au sein du groupe ferroviaire, on ne voit pas comment on pourrait participer à une relance si on n’est pas au préalable renfloué. Le ministre délégué aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, a assuré durant l’une de ses sorties de l’été que la SNCF serait aidée « à hauteur de plusieurs milliards d’euros » par l’Etat, peut-être à travers une nouvelle reprise de la dette de l’entreprise.

1. Sortir le fret du marasme

Le transport de marchandises par train a été décrété, fin juillet, par M. Castex « première étape dans la reconquête ferroviaire ». Le chef du gouvernement a alors annoncé lors d’une visite de terrain la gratuité des péages payés à SNCF Réseau par les opérateurs de fret ferroviaire en 2020 et leur division par deux en 2021, soit une « aide » publique de 126 millions d’euros sur deux ans.

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