Economie

Le crédit hypothécaire de trésorerie est-il une bonne solution pour obtenir des liquidités ?

Pour avoir accès au crédit hypothécaire de trésorerie, l’emprunteur doit posséder un bien immobilier.

En plein confinement, le Cabinet Bougardier, un spécialiste du crédit hypothécaire de trésorerie installé à Paris, a constaté une forte hausse de la demande de ce type de financement. Il a enregistré au deuxième trimestre une augmentation de 22 % du nombre de dossiers déposés par rapport à la même période de 2019, ainsi qu’une augmentation de 56 % du montant moyen des financements octroyés.

Pourtant, cela ne marque pas forcément le retour en grâce de ce type de financement qui n’est pratiqué que par un nombre très restreint d’établissements.

Quel est l’intérêt du prêt hypothécaire de trésorerie ? A priori, cette forme de crédit doit être utilisée avec précaution. D’abord, pour y avoir accès, l’emprunteur doit posséder un bien immobilier. La banque prend en effet une hypothèque sur ce dernier pour vous financer.

Le montant du prêt est limité à 50 % de la valeur du bien lorsqu’il est situé à Paris. En région, le montant tombe généralement à 30 %, sauf sur quelques marchés très dynamiques ou recherchés. Le banquier veut être certain de rentrer dans ses fonds s’il venait à faire jouer l’hypothèque. Et pas question de décider tout seul de la valeur du bien que l’on veut mettre en hypothèque : la banque mandate un expert qui viendra estimer le bien.

Des montants importants

Autre limite du prêt hypothécaire de trésorerie : contrairement à un crédit à la consommation classique, les montants empruntés sont élevés. Aucune banque n’interviendra pour moins de 100 000 euros et dans la pratique, les montants empruntés sont généralement supérieurs à 200 000 euros.

Enfin cette opération entraîne des frais importants. Le taux pratiqué varie en fonction de l’utilisation des sommes, mais il se situe toujours dans la fourchette haute de ce qui se pratique sur le marché.

L’emprunteur devra aussi s’acquitter des honoraires du courtier, des frais de dossier facturés par la banque et du coût d’hypothèque. Ce dernier varie en fonction du prêt (les droits d’enregistrement sont de 0,715 % du montant du prêt garanti majoré d’environ 20 %, car les banques inscrivent l’hypothèque pour un montant supérieur à l’emprunt pour être également couvertes des éventuels frais annexes, notamment de procédure). Il comprend aussi des frais fixes : émoluments du notaire, frais de formalités…

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Malgré ces inconvénients, le prêt hypothécaire de trésorerie peut présenter un intérêt dans un certain nombre de situations. « J’ai vu une forte affluence de dossiers émanant de chefs d’entreprises et de professions libérales qui doivent faire face à un besoin urgent et ponctuel de trésorerie, le temps de pallier la baisse de leur activité liée à la crise sanitaire actuelle. Globalement, ils souhaitent pérenniser leur activité professionnelle sans pour autant se retrouver obligés de renoncer à un investissement ou de vendre leurs actifs immobiliers », explique Véronique Bougardier qui dirige le cabinet du même nom.

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