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Le brief éco. PME, relocalisations… Le plan de relance au chevet des entreprises

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des finances, à Lourdes (Hautes-Pyrénées), le 10 août 2020. Photo d'illustration.
Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des finances, à Lourdes (Hautes-Pyrénées), le 10 août 2020. Photo d’illustration. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Soutien aux PME, aides aux relocalisations. On en sait un peu plus sur le volet entreprises du plan de relance qui sera dévoilé le mardi 25 août. Un plan à 100 milliards d’euros dans son ensemble, dont 40 milliards pour l’industrie, mais qui viendra aussi en aide aux plus petites entreprises, durement touchées par la crise du coronavirus.

Trois milliards d’euros, c’est ce que Bruno Le Maire promet pour les PME dans le cadre de ce plan. Une façon pour le ministre de l’Économie de calmer l’impatience de nombreux secteurs en difficultés, à l’heure où le rebond de l’activité post-confinement commence à s’essouffler. L’objectif est d’assurer le développement et le financement des plus fragiles, qui pourraient le rester même quand la reprise sera effective. On pense aux acteurs du tourisme, de l’hôtellerie, ou de l’évènementiel, durablement touchés par la crise. Ou encore aux sous-traitants de l’automobile et de l’aéronautique, dont on parle moins, mais qui sont les victimes collatérales des plans sociaux de leurs gros clients comme Renault ou Airbus.

Depuis le printemps dernier, les entreprises – grandes et moins grandes – bénéficient du PGE, le prêt garanti par l’État. Elles peuvent aussi demander la prise en charge du chômage partiel de leurs salariés. Ou encore solliciter l’aide du fonds de solidarité, mis en place pour les petites d’entre elles.

Avec ces 3 millards supplémentaires, le gouvernement va plus loin. Il veut s’assurer que les PME ont suffisamment de ressources – de fonds propres – pour traverser la crise, et qu’elles peuvent assumer leurs prêts, notamment le PGE, qui bien que garanti, doit tout de même être remboursé. L’endettement des PME, c’est “un sujet majeur” pour le gouvernement, comme le rappelle Bruno Le Maire.

On a bien vu ces derniers mois à quel point la France était dépendante de ses approvisionnements extérieurs en masques ou en médicaments. Emmanuel Macron l’a bien dit : la France doit retrouver son indépendance – traduisez sa souveraineté – dans toute une série de domaines, et relocaliser quand cela se justifie. Ce milliard d’euros dont il est question, il financera des projets de relocalisation d’activités industrielles en France. Toute entreprise voulant relocaliser pourra y prétendre. Le but n’est pas de faire revenir en France des productions à faible valeur ajoutée, mais des activités jugées indispensables et stratégiques, comme par exemple les médicaments, dont les principes actifs sont encore produits à 80% en Asie. Ou encore les batteries pour voitures électriques, qui vont devenir cruciales avec la transition énergétique.

Bruno Le Maire le dit à longueur d’interviews : l’objectif, avec ce plan à 100 milliards d’euros, est, dit-il, de  “retrouver d’ici à deux ans le niveau d’activité économique (qui était celui de la France) avant la pandémie”. L’objectif est ambitieux, mais les moyens sont là. On sait que le plan français, qui fera la part belle à l’écologie, s’appuie en grande partie – pour 40 milliards – sur le plan de relance européen adopté le mois dernier à Bruxelles. Pour une fois, tout le monde tire dans le même sens, pour sortir de la crise.


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