Auto-Moto

Les voitures de rallye mythiques qui ont marqué l’histoire


  • Mini Cooper S

    Avant la création du championnat du monde, en 1973, la Mini Cooper s’illustre au plus haut niveau aux mains du facétieux Timo Mäkinen (à ne pas confondre avec son homonyme Tommi Mäkinen titré à la fin du siècle). Le premier membre de la lignée des « Finlandais volants » impose la Cooper S en 1965 à l’arrivée du rallye Monte Carlo, dans le cadre du championnat d’Europe, puis devant son public lors du fameux rallye des 1000 lacs qu’il remporte trois fois de suite.

    Photo by Keystone/Getty Images

  • Alpine-Renault A110 1800

    La célèbre berlinette marque de son sceau la création du championnat du monde des rallyes, dans la catégorie Groupe 4. Véritable machine à gagner, l’A110 1800 permet à Alpine-Renault de décrocher le premier titre des constructeurs en mondial, loin devant Fiat. Preuve de la qualité de l’auto, pas moins de quatre pilotes français connaissent le succès cette année-là : Jean-Claude Andruet, Jean-Luc Thérier, Bernard Darniche et Jean-Pierre Nicolas.

    1 titre constructeurs (1973)

  • Lancia Stratos

    Après la domination des berlinettes Alpine-Renault en 1973, Lancia remporte trois sacres consécutifs chez les constructeurs. Voiture conçue pour la compétition, la Stratos de 280 ch fait forte impression en étant capable de s’imposer sur quasiment tous les terrains, mais si elle ne connaitra jamais le succès au Safari Rally. Alors que le championnat pilotes n’est créé qu’en 1979, la Stratos permet à Sandro Munari de remporter la coupe FIA en 1977.

    3 titres constructeurs (1974, 1975 et 1976)

  • Fiat 131 Abarth

    Derrière une esthétique qui ne paye pas de mine, la petite Fiat 131 Abarth dissimule une fiabilité de premier ordre. Cela lui permet de décrocher la bagatelle de cinq victoires en onze épreuves en 1977 et d’afficher le même bilan l’année suivante. Avec trois succès, Markku Alen s’adjuge la coupe FIA des pilotes en 1978. Après deux titres constructeurs, Fiat réalise le doublé en 1980, marquant les esprits grâce à Walter Röhrl qui survole le championnat.

    3 titres constructeurs (1977, 1978 et 1980)

    1 titre pilotes (Walter Röhrl, 1980)

  • Ford Escort RS1800

    Plus que la Focus ou la Fiesta, la voiture restée dans les mémoires chez Ford est l’Escort RS1800. En 1979, à l’issue d’un duel fratricide, Björn Waldegard devient le premier champion du monde des rallyes avec un point d’avance sur son équipier Hannu Mikkola. Deux ans plus tard, Ari Vatanen réussit l’exploit d’être sacré à bord d’une Escort engagée à titre privé par l’équipe Rothmans. Son copilote est David Richards, dont la future société Prodrive assurera l’engagement des Subaru Legacy et Impreza.

    1 titre constructeurs (1979)

    2 titres pilotes (Björn Waldegard en 1979, Ari Vatanen en 1981)

  • Renault 5 Turbo

    Parce qu’il n’y a pas que le palmarès qui compte, la Renault 5 Turbo figure dans notre sélection. Bien qu’elle n’ait jamais remporté de titre mondial, elle a connu le succès au plus haut niveau grâce au spectaculaire Jean Ragnotti, dit « Jeannot ». Le binôme français s’est imposé lors du rallye Monte Carlo 1981, puis à deux reprises sur les sinueuses routes du Tour de Corse, en 1982 et 1985, avec plus de 12 heures passées dans les spéciales ! Une autre époque…

  • Lancia Rally 037

    Propulsion à moteur central arrière de 300 ch pour 960 kg, la Lancia Rally 037 est la première voiture homologuée en Groupe B, au Tour de Corse 1982. Au cours de la saison suivante, trois victoires de Walter Röhrl et une fiabilité sans faille permettent au constructeur italien de décrocher le titre des constructeurs sur le fil devant la firme aux anneaux. Mais en 1984, la Lancia Rally 037 est impuissante face aux quatre roues motrices de l’Audi Quattro.

    1 titre constructeurs (1983)

  • Audi Sport Quattro

    Adaptée du Groupe 4 au Groupe B, l’Audi Sport Quattro fait vibrer les foules en bord de spéciales, mettant à profit sa transmission intégrale pour surpasser la concurrence. Elle a consacré Hannu Mikkola et Stig Blomqvist, tandis que Walter Röhrl et Michèle Mouton se sont aussi illustrés à son volant. En 1985, elle subit la montée en puissance de la Peugeot 205 T16, moins difficile à maîtriser pour ses pilotes. Malgré tout, la version Quattro S1 (ou E2) impressionne par son aérodynamique imposante et sa puissance portée à 550 chevaux !

    2 titres constructeurs (1982 et 1984)

    2 titres pilotes (Hannu Mikkola en 1983, Stig Blomqvist en 1984)

  • Peugeot 205 Turbo 16

    Entre la fin de la saison 1984 et le début de la suivante, la lionne de Peugeot Talbot Sport griffe Audi grâce à cinq victoires d’Ari Vatanen. Finalement, c’est un autre Finlandais, le discret Timo Salonen, qui décroche le Graal, à l’issue d’une domination ponctuée par quatre succès consécutifs. Son compatriote Juha Kankkunen l’imite un an plus tard au volant de la version E2, créditée de près de 500 chevaux pour un poids plume de 910 kg. En 1987, victime de l’arrêt des Groupe B, la 205 T16 s’oriente vers le Dakar en version « Grand Raid ».

    2 titres constructeurs (1985 et 1986)

    2 titres pilotes (Timo Salonen en 1985, Juha Kankkunen en 1986)

  • Lancia Delta Integrale

    Succédant à la Delta HF 4WD, titrée en 1987, la Delta Integrale accentue la domination de Lancia jusqu’en 1992. Extrêmement performante, elle ouvre son palmarès grâce à un pilote italien, Massimo « Miki » Biasion. En 1991, l’infatigable Juha Kankkunen est sacré à son volant, mais pas Didier Auriol l’année suivante, en dépit de son statut de meilleur performer de cette saison 1992 avec six succès, sans oublier son exploit victorieux au mythique rallye des 1000 lacs, devant les pilotes nordiques.

    5 titres constructeurs (1988 à 1992)

    3 titres pilotes (Massimo Biasion en 1988 et 1989, Juha Kankkunen en 1991)

  • Toyota Celica Turbo 4WD

    Dix ans avant le début de règne de Sébastien Loeb, la France entre au palmarès du rallye mondial sous l’impulsion de Didier Auriol. En 1994, le Montpelliérain met à profit ses talents de metteur au point pour mener l’équipe Toyota vers un double sacre, pilotes et constructeurs. Après Carlos Sainz et Juha Kankkunen, la Celica Turbo 4WD permet à un troisième pilote différent de décrocher le titre, en profitant aussi du manque d’expérience de la jeune Subaru Impreza 555.

    2 titres constructeurs (1993 et 1994)

    3 titres pilotes (Carlos Sainz en 1992, Juha Kankkunen en 1993, Didier Auriol en 1994)

  • Subaru Impreza 555

    Emotionnellement, cette voiture occupe une place à part dans le cœur des fans de rallye, notamment parce qu’elle accompagne le regretté Colin McRae dans la quête de son sacre mondial en 1995. Cette année-là, l’Impreza 555 brille également grâce à Carlos Sainz, crédité de trois de ses cinq victoires. La saison suivante, elle se heurte à l’arrivée d’une machine nommée Mitsubishi Lancer Evo, ce qui ne l’empêche pas d’accrocher un second titre des constructeurs, avant une passation de pouvoir réussie avec l’Impreza WRC de 1997.

    2 titres constructeurs (1995 et 1996)

    1 titre pilotes (Colin McRae en 1995)

  • Mitsubishi Lancer Evo

    A l’évocation du patronyme Lancer Evo, surgit celui de Tommi Mäkinen. Désormais patron de l’équipe Toyota, le Finlandais a d’abord connu le succès en tant que pilote avec Mitsubishi. Titré quatre fois consécutivement, un record à l’époque, il s’illustre dans sa capacité à gérer un championnat et démontre que cette Lancer Evo est capable de s’imposer sur tous les types de terrain, du Monte Carlo au San Remo en passant par la Suède, la Nouvelle-Zélande ou encore son rallye à domicile, les 1000 lacs.

    1 titre constructeurs (1998)

    4 titres pilotes (Tommi Mäkinen de 1996 à 1999)

  • Peugeot 206 WRC

    Avant l’hégémonie Citroën, une autre marque du groupe PSA se hisse au plus haut niveau au début des années 2000. Avec la petite 206 WRC, Peugeot aligne trois titres et permet au grand Marcus Grönholm de coiffer deux couronnes mondiales. Cette voiture reste aussi célèbre pour sa capacité à dévorer les spéciales sur asphalte aux mains du fantasque Gilles Panizzi. Sa remplaçante, la 307 WRC, se révèle moins performante et moins fiable, reléguant la firme au lion dans l’ombre de sa cousine chevronnée.

    3 titres constructeurs (2000 à 2002)

    2 titres pilotes (Marcus Grönholm en 2000 et 2002)

  • Citroën Xsara WRC

    Au rallye d’Allemagne 2002, la Xsara WRC signe sa première victoire mondiale grâce à un certain Sébastien Loeb. L’année suivante, l’Alsacien fait montre d’un esprit d’équipe remarquable au RAC en offrant le titre à Citroën, tout en s’inclinant d’un point face à la Subaru de Petter Solberg. Qu’importe, avec son copilote monégasque Daniel Elena, il remportera ensuite neuf titres mondiaux d’affilée, dont les trois premiers en Xsara, cette dernière étant habillée de bleu en 2006 pour son engagement à titre privé par Kronos Racing.

    3 titres constructeurs (2003 à 2005)

    3 titres pilotes (Sébastien Loeb de 2004 à 2006)

  • Volkswagen Polo R WRC

    Certains puristes auront raison de contester la présence de la Polo aux couleurs de Red Bull dans ce classement. Il est vrai qu’il lui manque la fibre émotionnelle de ses aînées, mais elle n’en demeure pas moins une formidable machine à gagner. Quasiment invincible, notamment aux mains du binôme français composé de Sébastien Ogier et Julien Ingrassia, cette Volkswagen remporte tous les titres pilotes et constructeurs mis en jeu lors de ses quatre années de présence en WRC, jusqu’en 2016.

    4 titres constructeurs (2013 à 2016)

    4 titres pilotes (Sébastien Ogier de 2013 à 2016)


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