Economie

La reprise économique s’est poursuivie en juillet, mais elle reste toujours inférieure à la normale

La situation économique reste « très dégradée » dans le secteur automobile, rapporte la Banque de France dans son enquête mensuelle de conjoncture, publiée le 10 août. (Photographie prise dans une usine Renault-Nissan à Flins-sur-Seine dans les Yvelines, le 6 mai.)

La reprise économique s’est poursuivie dans le pays au mois de juillet, mais l’activité reste à un niveau inférieur à la normale, après le trou d’air occasionné par la pandémie de Covid-19, rapporte la Banque de France dans son enquête mensuelle de conjoncture, publiée lundi 10 août.

La perte d’activité s’est établie à – 7 % sur une semaine type par rapport à la normale au mois de juillet. Ce chiffre est conforme à ses prévisions, annoncées le mois dernier. Il témoigne, par ailleurs, d’une certaine reprise, après les – 9 % qui avaient été enregistrés au mois de juin et la perte d’un tiers de l’activité pendant le confinement.

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L’hébergement-restauration à la peine

La situation reste toutefois assez disparate selon les secteurs. Dans l’industrie, « l’activité se rapproche de son niveau d’avant crise dans des secteurs tels que l’agroalimentaire ou la pharmacie », mais elle « reste très dégradée dans d’autres secteurs, en particulier dans la métallurgie, l’automobile et les autres transports », selon l’étude.

Dans les services, la reprise se poursuit également, mais l’activité reste « très en deçà de la normale » dans certains secteurs comme l’hébergement-restauration. Enfin, elle continue de progresser dans le bâtiment et se rapproche de son niveau d’avant crise.

Une stabilisation en perspective

« Les perspectives pour l’activité en août, à prendre avec prudence en ce milieu d’été, suggèrent, quant à elles, une stabilisation ou une très légère amélioration de l’activité », précise aussi la Banque de France.

Dans le détail, l’activité serait globalement stable dans l’industrie et les services, avec un léger redressement dans le bâtiment, qui aurait, pour sa part, atteint un niveau « quasi normal ».

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Le produit intérieur brut (PIB) a chuté de 13,8 % au deuxième trimestre, un plongeon historique causé par la crise sanitaire. La Banque de France prévoyait le mois dernier un rebond de 14 % au troisième trimestre.

Le Monde avec AFP


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